en guise d'introduction :
http://www.hovhaness.com/hovhaness.html
http://www.musicweb.uk.net/classrev/...anessworks.htm

en guise d'introduction :
http://www.hovhaness.com/hovhaness.html
http://www.musicweb.uk.net/classrev/...anessworks.htm

faute dans le nom (désolé: Hovhaness
c'est un peu de Haydn des temps modernes (63 symphonies)




j'ai la 2, 4, 20, 22 et 53 - quelle autre me conseilleriez-vous ?





Bonsoir Ray
Je connais très peu - et très mal - l'oeuvre de Hovhaness, - mise à part sa symphonie peut-être la plus connue, la n°2 Mysterious Mountain.
Je ne sais pas si tu aimes les marimbas (j'aime beaucoup quant à moi, - on en parle un peu ici et, si tu le connais pas, je t'engage vivement à écouter le superbe concerto pour marimba de Marta Ptaszynska), en fait Hovhaness est l'auteur d'une pièce pour marimba intitulée Fantasy on Japanese Woodprints qui se trouve sur un album Etcetera. Formidable album, atmosphère très étrange... à découvrir![]()

je te fais confiance ! j'ai été acheter l'album Etcetera sur iTunes... me reste plus qu'à l'écouter ...

Je découvre ce compositeur américain avec la symphonie n°22 : le premier mouvement avance plutôt lentement et possède un caractère assez répétitif sans que ce soit désagréable pour autant, il y a de belles choses sur le plan sonore avec ces miroitements à la fin du 2, le troisième mouvement aurait pu être écrit par un compositeur soviétique (c'est celui que j'ai préféré), le final de 13 minutes enfin, majestueux comme son titre l'indique ("Largo maestoso") est un brin lourd et longuet, mais j'ai bien aimé la coda. J'ai donc été agréablement surpris par cette oeuvre d'autant plus que je méfiais de ce compositeur très productif (pas moins de 67 symphonies à son actif !).

La symphonie n°53 dure en tout 13 minutes. Dans le premier mouvement de 8 minutes Hovhaness utilise un traditionnel américain (comme je n'y connais rien je ne saurais dire lequel) à la clarinette puis à la trompette sur fond de cloches et de scintillements divers : c'est joliment réussi. Le deuxième mouvement nous transporte d'abord en Asie (on pense malheureusement un peu au thème de la pub Obao douche) puis l'ambiance change et la conclusion est aussi une réussite.



Bonjour Erwan,
Hovhaness est un compositeur très attachant : son écriture n'est pas exempte de maladresses (pas mal de thèmes qui ne parviennent pas à trouver leur développement et des transitions pas toujours très habiles), mais quand il est inspiré ça donne quand même de véritables chefs-d'oeuvres, car il a un son unique et pouvoir d'évocation qui compensent assez largement ses quelques défauts. Son grand truc, c'est le lent choral de cordes au-dessus duquel plane une trompette, et l'usage des clochettes; c'est sa marque de fabrique. Je crois qu'il n'y a presque jamais de mouvement rapide dans les symphonies de Hovhaness.
Les 67 symphonies ne sont malheureusement pas toutes enregistrées, mais les choses avancent, grâce notamment à Naxos et à Delos. Je n'ai pas encore eu le temps d'écouter les dernières nouveautés et je ne connais pour le moment que 15 de ses symphonies.
Pour aller vite, je recommande chaudement
- la 22 "City of Light" qui est une vraie merveille, la plus belle pour moi.
- la 2 "Mysterious Mountain" (1955) qui malgré un scherzo complètement nul (mais court) est une oeuvre magnifique
- la 4 (1958), un vaste mouvement lent pour cuivres
- la 6 "Celestial Gate", une série de solos (clarinette, cor, violon) magnifique
- la 15 "Silver Pilgrimmage" (1962), plus distante et méditative
- la 63 "Loon Lake" (1987), qui est d'une beauté simple, mais la simplicité est difficile. Une oeuvre contemplative très émouvante avec un superbe solo de hautbois introductif.
Pour le reste :
- la 11 "All Men are Brothers" (1960) est sympa mais mon enregistrement est un vieux vinyle qui crache pas mal alors c'est difficile d'être définitif.
- la 19 "Vishnu" (1966) est très différente des autres, expressionniste aux accents orientalisants.
- la 23 "Ani" (1972), un grand mouvement lent, alterne des passages superbes avec d'autres sans intérêt.
- la 46 "To the Green Moutains" (1981)est très belle mais reprend trop de recettes entendues dans ses autres symphonies.
- la 54 "Star Dawn" (1983) est comme la 46
- la 60 "To the Appalachain Mountains" (1985): un début sublime, mais l'inspiration s'étiole assez vite.
dans le moins bon :
- la 7 "Nanga Parvat" (1959), inspirée de la musique arménienne mais l'élément traditionnel n'est pas développé et c'est assez sec.
- la 14 "Ararat", (1961) maladroit et sans substance (mais ça sonne incontestablement „Hovhaness »)
- la 20 "To the Holly Mountains" (1968), méditative, très économe de moyens (quasiment une succession de solos), c'est pas mal mais très redondant
J'ai aussi sous la main les symphonies 9 "St Vartan" (Naxos Archives), 10 (Centaur), 29 (Delos), 50 "Mount St Helens" (Delos) que je n'ai pas encore écoutées.






Voilà, c'est ce qui m'a frappé dans les deux symphonies que j'ai écouté et ce que j'ai particulièrement aimé. C'est vrai qu'il a un son bien a lui.
Merci en tous cas pour ta liste de recommandations, très utile quand on ne sait pas très bien par où commencer - ou continuer ! - Je ne vais pas tarder à m'en servir pour explorer un peu plus avant son oeuvre.

La symphonie n°7 "Nanga Parvat" pour orchestre à vents et percussions est très courte, elle dure moins d'un quart d'heure. Le premier mouvement est assez pauvre et se résume à une marche pour percussions seules et un thème arménien aux trompettes qui apparait vers la fin. Les orientalismes, essentiellement confiés aux bois, sont bien plus nombreux dans le second mouvement avec toujours la marche percussive en arrière plan. Enfin, les fameuses clochettes font leur apparition dans le final censé représenter une procession et intitulé "Sunset" que j'ai personnellement trouvé très réussi. Ce n'est sans doute pas une oeuvre majeure mais l'orchestre sans cordes est bien exploité et pas un seul instant on ne déplore leur absence.



Je ne sais pas si c'est très exactement de ça que ça cause mais si Hovhaness avait en tête le Nanga Parbat, c'est de ce joli bébé qu'il s'agit:
8125 mètres au garrot, quand même...

Toutafé, il s'agit bien de ça. Sauf que la photo est nettement plus impressionnante que la symphonie. Il vaut mieux faire abstraction de ce qu'elle est censée représentée pour pleinement l'apprécier
Très jolie photo !