On the Transmigation of Souls est pour moi Adams dans ce qu'il a composé de pire (il n'y a guère que The Flowering Tree pour être encore pire).
Dans cette esthétique, il n'y a que des recettes pour toucher les tripes, le primal, les instincts les plus vils et instantanés des êtres humains et pour surfer sur la vague du mémoriel et de la remembrance: cela va très bien avec une époque qui flatte les plus bas instincts, les peurs primales et qui ne veut surtout pas que l'auditeur s'instruise et s'élève.
Ecouter On the Transmigation of Souls juste après, ou juste avant Djamila Boupacha de Luigi Nono permet de bien appréhender tout ce que la première oeuvre n'a pas.
C'est pour moi un bien pire Pulitzer Prize que ceux accordés à Menotti dans les années 50: au moins, il y avait nettement moins d'intention de nuire chez Menotti, si je puis dire.


