Ce grand blabla me rappelle ce texte ironique de Leibowitz (dans
Le compositeur et son double) sur les mélomanes incollables en reconnaissance de versions musicalement semblables ou fort comparables grâce à... la prise de son

Qu'il est meu-chant!
Dans Mahler, la qualité de l'enregistrement est KAPITAL-leu! Si on n'a pas la jouissance des sonorités de l'orchestre, où est la
klangfarbenmelodie?
Il se trouve, cher Nico (je vous trouve enclin à être fumasse), que je suis la cause de cette polarisation de Bruno sur la qualité sonore, car nous étions en train de nous demander si Barbirolli était servi ou desservi par l'enregistrement.
Un exemple, qui nous renvoie à un autre fil: dans la discographie comparée de
l'or du Rhin, Solti (Vienne) bénéficie d'une prise de son de démonstration qui avait mobilisé la crème des ingénieurs du son de chez DECCA. Il se trouve que je suis "tombé", il y a un ou deux ans (pfff...comme le temps passe -trop- vite!) sur un coffret de vinyles NEUFS de cette gravure historique,
au moins du point de vue des débuts de la stéréophonie, et que j'ai été complètement soufflé par la qualité sonore. Il s'agit tout simplement de l'un des tout meilleurs enregistrements de l'histoire du point de vue, encore une fois, de la qualité sonore. Cela suffit à faire que cette version est irremplaçable, car enfin le camarrrrade Solti n'est tout de même pas un manchot de la baguette (pardon mesdames). En comparaison, l'intégrale Furt/Scala est frustrante de bout en bout, car on n'entend presque rien! Alors, même si le génie d'
il maestro troue parfois le brouillard sonore, c'est insoutenable dans l'ensemble.
Ugh!
J'ai dit!
ça va être l'heure d''
inspector Barnaby