Je me souviens parfaitement de cette discussion sur Abm, cher Tiomkin,
Je ne suis pas non plus dans une chapelle, et je ne m'intéresse pas à la musique contemporaine par le filtre des querelles de chapelles françaises des 50 dernières années.
J'ai fait cette petite sortie sur la dame de la boutique du Chicago Symphony Orchestra qui appréciait Boulez, car je me souviens très bien d'une discussion ayant eut lieu à Pâques 2005 sur Abm, initiée par Philippe (Philippe 95) rendant compte d'un séminaire de Pierre Boulez auquel il avait assisté.
J'avais osé faire une remarque pour dire qu'à Chicago, Pierre Boulez avait une réputation justifiée d'homme affable, plein d'humour, simple, et je m'étais fait prendre à partie par une petite bande de salopards, qui ont depuis ouvert leur forum autrement plus sectaire que ne l'était celui d'Abm, et où on y bouffe du Boulez tous les jours ou presque.
Bref, tout cela pour dire que des anecdotes comme celles que vous contez à propos de Pierre Boulez, et que je trouve, pour ma part, très émouvante, il y en a des dizaines comme cela au Chicago Symphony Orchestra, et que j'ai moi même assisté à des choses équivalentes.
Bon, parenthèse refermée.
Pour continuer sur le DVD d'Elliott Carter, je crois que je vais me le faire offrir, et tout ce que j'en ai lu, comme tout ce qu'on m'en a dit, me fait penser que c'est un documentaire remarquable et très digne d'intérêt.
Je note aussi que, plus je creuse les entetiens, vidéos, interviews radio, souvenirs, etc.... que les gens ont des compositeurs dits "atonaux dogmatiques": Roger Sessions, Milton Babbitt, George Crumb, Charles Wuorinen, Elliott carter, Bruno Maderna.....même Pierre Boulez


, plus je découvre des hommes chaleureux, plein d'humour, qui ne se prennent pas au sérieux, qui s'intéressent à leurs élèves, bien longtemps après que les dits élèves aient quitté leurs cours, et dont les gens (élèves, musiciens, simples citoyens mélomanes qui les ont cotoyés à un titre ou à un autre) louent en général leur simplicité, leur humanité, leur dévouement, leur humour et leur second degré....bref, quelque chose qui va totalement, mais totalement

à l'encontre de l'image publique de fachos constipés, imbitables et dogmatiques que leur a construit une certaine partie de la profession
Bref, en tant que simple citoyen qui s'intéresse à la musique, et qui essaie de faire fonctionner sa comprenette avec les éléments dont il dispose, je m'interroge
