J'en prends bonne note ...![]()
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J'en prends bonne note ...![]()
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Bonjour,
L'enregistrement des 3 sonates pour violon et piano sont publiés sur le nouveau disque chez Naxos :
http://www.naxos.com/catalogue/item...._code=8.572290
Des beaux passages, le 1ere sonate me semble d'un abord plus facile. Je suis moins convaincu par la sonate melodica (sic). J'ai besoin plus d'écoute pour juger la 3eme. Enregistrement un peu réverbé.
Cordialement,
Bruno



Le 7 juillet 2008 (post 20), j'écrivais ce qui suit en présentant diverses images des albums mentionnés :
Par souci d'être complet, je signale aujourd'hui que le cinquième et dernier volume de cette série est depuis lors sorti (il est double aussi, ce qui porte à 9 disques le total que j'évoquais) :
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Curieusement, il aura fallu attendre cette dernière parution pour entendre, interprétées par De'Ath, certaines des pièces les plus populaires de l'oeuvre pour piano seul de Scott (cf. en particulier les plages 1 à 3).
Sinon, comme pour le reste, le pianiste canadien en donne une très jolie lecture.
J'en profite pour montrer aussi, à titre purement anecdotique et me référant aux nombreux intérêts extramusicaux du compositeur (poésie, philosophie, occultisme, naturopathie, etc.), cette image d'un petit ouvrage qu'il écrivit en 1948, vantant "les incomparables bienfaits sur la santé" du... vinaigre de cidre () :
Jacques![]()



"Safest cure for obesity"? Peste! Le marché est porteur
Quel est donc ce docteur Débauche qui présente ça?
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Sur l'Internet, on trouve pas mal de choses sur ce "Dr. Lust" (plus précisément le Dr. Benedict Lust).
Comme par exemple ici, où est montré un recueil réunissant ses oeuvres complètes.
Je me risque aussi à mentionner cette page d'un site bien connu voué au cinéma, qui traite d'un film portant son nom et ayant pour thème un "talk show" assez... "particulier" ().
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Jacques![]()



Mais revenons à la musique...
Et voici, jouée au piano par Cyril Scott himself (en octobre 1928, semble-t-il), la pièce intitulée Lotus Land [1905] (NB : elle fut si appréciée à une certaine époque que divers arrangements en ont été tirés, dont un pour violon et piano par Fritz Kreisler) :
YouTube - ‪Composer Cyril Scott plays his Lotus Land (orginal recording)‬‏[/URL]
Jacques



Encore une petite chose que je trouve marrante, montrant Cyril Scott sous l'aspect légèrement "gentleman excentrique" () qu'il devait avoir à la fin de sa vie...
C'est juste ce bref passage tiré de la brochure jointe au disque Chandos où sont enregistrés son poème symphonique Neptune [1933/35], sa Symphonie No 3 [1937] et son Concerto pour piano No 2 [1958] :
"(...) On se souvient surtout de Scott pour un concerto pour piano (1915) dont une exécution célèbre eut lieu à Londres au cours de la Première Guerre mondiale et une autre à Vienne en 1922. Certains lecteurs se rappelleront peut-être avoir vu le compositeur, déjà âgé, accompagné de son ami, l'altiste Lionel Tertis, tout aussi âgé, au Queen Elizabeth Hall à Londres lorsque ce Premier Concerto pour piano fut repris en 1969. Tous deux portaient une veste de smoking en velours un peu fané et ressemblaient à de glorieux survivants d'un âge d'or. (...)"
Jacques


Un disque splendide, d'ailleurs.
Saluons encore une fois le travail irremplaçable du label Chandos ainsi que, pour les œuvres pour piano, les précieux albums que vous avez cités.
De Lotus Land, je crois qu'il existe un enregistrement de John Ogdon, qui l'avait à son répertoire de bis.



Bonsoir Gustave.
Parfaitement d'accord.
Merci d'avoir signalé ce fait. Je n'ai pas encore eu l'occasion d'entendre Ogdon dans Lotus Land, mais avant d'acquérir l'intégrale Dutton de l'oeuvre pour piano de Scott par De'Ath j'avais déjà ce récital enregistré par Dennis Hennig en 1991 pour le label Etcetera (l'ensemble dure un peu plus de 75 minutes), un album très attachant qui bien sûr inclut la pièce en question :
Cela dit, je précise à toutes fins utiles que ce n'est pas Lotus Land qui conduisit Debussy à émettre l'appréciation élogieuse que j'ai reproduite au début du post 20, mais la Deuxième Suite Op. 75 de 1910 (avec successivement Prélude, Air varié, Solemn Dance, Caprice et Introduction & Fugue), que Scott avait dédiée au compositeur français.
Quant au style de la musique de Scott pour piano, Leslie De'Ath en fait une intéressante analyse dont je reproduis ci-après deux extraits (pardon de les laisser en anglais) :
"(...) Did Scott invent a style? Not in the sense of an unmistakable watermark that pervades all or much of his music. The writing is too diverse stylistically to give it easy labels, as some tried to do by shackling Scott with the misleading epithet «The English Debussy». During his own lifetime, his reputation shifted from experimental avant-gardist to quaint reactionary - the latter a hasty assessment based upon a small fraction of popular short piano pieces and songs, unrepresentative of his larger output. With our many decades of hindsight, we see his compositional style as much steeped in tradition as innovative. For those who wish to find echoes of other composers, many may be heard: at times Elgar, Holst, Delius and MacDowell, Bizet, Charpentier and Puccini, and elsewhere Scriabin, Debussy and Stravinsky. Yet his music is distinct from all others - varied and difficult to pin down exactly, yet not to be dismissed as derivative. It was Elgar who, much to Scott's own surprise, once told G.B. Shaw (who had just complimented Elgar on the harmonic adventurousness of his latest work) that «you mustn't forget that it was Cyril Scott who started all that». The passage of time can easily dull our own sensitivity to the audaciousness of Scott's musical vocabulary for the British musical world of the first two decades of the twentieth century.
Scott's output for piano resists easy categorizing. While certain tendencies repeat themselves and serve to give his music a loose stylistic hallmark, there is much overlap between any labels one might attempt to superimpose upon the roughly 215 individual pieces he published for solo piano. There are concert works marked by bravura writing (Rondeau de concert, An English Waltz, Sonata No.1, Handelian Rhapsody), works based on non-Western themes with exotic musical elements (Indian Suite, Soirée Japonaise, Sphinx), Impressionist works (Poems, Deuxieme suite, Rainbow Trout), didactic works and pieces for children (Album for Girls, Young Hearts, Zoo: Animals, Modern Finger-exercises), folksong and patriotic works (Cherry Ripe, The Wild Hills of Clare, Britain's War March), drawing-room miniatures (Notturno, Vesperale, Suite...in the Old Style, Summerland, Twilight-tide), and later, modernistic works employing quartal harmonies and abstract musical ideas (Pastoral Ode, Sea-marge, Sonata No.2, Sonata No.3). Many works inhabit two or three of these categories, or border these contrived lines of demarcation. (...)
Jacques


Pour le coup, je ne connaissais pas l'existence de ce disque. Ce pianiste est très bon dans Tausig.



Pardonnez-moi cette petite digression, mais j'ai pensé qu'il n'était pas trop "hors de propos" d'évoquer sur ce fil le compositeur américain Charles Tomlinson Griffes [1884-1920].
Car à l'instar de Scott, qu'on qualifie parfois (de façon trompeuse) de "Debussy anglais", il arrive qu'on désigne Griffes (de manière tout aussi réductrice) comme étant "un Debussy américain".
Sur ce compositeur, on peut lire notamment cet article en français (Wikipedia) ou la petite note en anglais figurant au dos du disque Naxos ci-dessous :
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La plupart des pièces enregistrées sur cet album sont des orchestrations par l'auteur d'oeuvres d'abord composées pour le piano (The White Peacock, Bacchanale, Clouds et The Pleasure Dome of Kubla Khan, la version originale des Three Poems of Fiona McLeod étant quant à elle pour voix et piano). Toutes sont à mon avis fort belles.
Chez Naxos, on trouve aussi ces deux disques consacrés à l'oeuvre pour piano de Griffes :
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Certaines remarques sévères relatives à l'interprétation m'ont toutefois retenu de les acquérir aussi (sur Amazon.com, un client a par exemple écrit ceci : "(...) Mr. Lewin, unfortunately, is far from the magic and poetry of this music. Please follow the score: all pianissimos are in Lewin's playing mezzofortes, pedal has nothing to do with color and atmosphere, and phrazing is simply lacking in expression.").
Sinon, voici deux vidéos permettant d'entendre au piano The Fountains of the Acqua Paola et The White Peacock :
YouTube - Griffes - The Fountains of the Acqua Paola[/URL]
YouTube - The White Peacock, by Charles Tomlinson Griffes[/URL]
Jacques



À propos des disques de M. Lewin consacrés à Griffes, et vivement critiqués par un "internaute", je pense que l'enregistrement très sec du piano peut certes gêner l'auditeur, mais la musicalité de l'interprète me paraît difficile à mettre en doute.
(J'ai été moins convaincu, pour être honnête, par son Scarlatti.)
Évidemment, si l'on préfère une atmosphère "brumeuse" et "ouatée", il vaut mieux passer son chemin.
Faites-vous une idée sur le site du distributeur français de la marque.



Bonjour Erwan. Bonjour Gustave
.
Erwan, je n'ai pour l'instant pas d'autre "digression" en vue. Mais j'y réfléchirai ()
.
Gustave, j'ai en quelque sorte anticipé vos remarques (). Car en commandant hier soir, comme signalé sur le fil Bax, l'excellent disque Hyperion où figurent les concertos pour piano de Delius et d'Ireland, j'en avais profité pour ajouter à ma commande les deux albums Naxos consacrés à l'oeuvre pour piano de Charles Tomlinson Griffes
.
Jacques



Bonjour.
Puisque nulle digression ne se fait jour depuis hier, j'y vais de la mienne propre: j'avais prévu de mettre dans la prochaine playlist le "Poème pour flûte et orchestre" de Griffes, mais je peux y ajouter d'autres petites choses du même compositeur si cela peut faire plaisir...
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Superbe musique d'après un superbe poème :
(la trad n'est pas sans queques défauts, mais qu'importe !)
Kubla Khan
In Xanadu did Kubla Khan
A stately pleasure-dome decree :
Where Alph, the sacred river, ran
Through caverns measureless to man
Down to a sunless sea.
So twice five miles of fertile ground
With walls and towers were girgled round :
And here were gardens bright with sinuous rills,
Where blossomed many an incensebearing tree,
And here were forest ancient as the hills,
Enfolding sunny spots of greenery.
But oh ! that deep romantic chasm wich slanted
Down the green hill athwart a cedarn cover !
A savage place ! as holy and enchanted
As e'er beneath a waning moon was haunted
By woman wailing for her demon-lover !
And from this chasm, with ceaseless turmoil seething,
As if this earth in fast thick pants were breathing,
A mighty fountain momently was forced,
Amid whose swift half-intermitted burst
Huge fragments vaulted like rebounding hail,
Or chaffy grain beneath the thresher's flail :
And 'mid these dancing rocks at once and ever
It flung up momently the sacred river,
Five miles meandering with a mazy motion
Through wood and dale the sacred river ran,
Then reached the caverns measureless to man,
And sank in tumult to a lifeless ocean :
And 'mid this tumult Kubla heard from far
Ancestral voices prophesying war !
The shadow of the dome of pleasure
Floated midway on the waves ;
Where was heard the mingled measure
From the fountain and the caves.
It was a miracle of rare device,
A sunny pleasure-dome with caves of ice !
The shadow of the dome of pleasure
Floated midway on the waves ;
Where was heard the mingled measure
From the fountain and the caves.
It was a miracle of rare device,
A sunny pleasure-dome with caves of ice !
A damsel with a dulcimer
In a vision once I saw :
It was an Abyssinian maid,
And on her dulcimer she played,
Singing of Mout Abora.
Could I revive within me
Her symphony and song,
To such a deep delight 'twould win me,
That with music loud and long,
I would build that dome in air,
That sunny dome ! those caves of ice !
And all who heard should see them there,
And all should cry, Beware ! Beware !
His flashing eyes, his floating hair !
Weave a circle round him thrice,
And close your eyes with holy dread,
For he on honey-dew hath fed,
And drunk the milk of Paradise.
S.T. COLERIDGE , 1797
En Xanadou, lui, Koubla Khan,
S'édifia un fastueux palais :
A l'endroit où l'Alphée, la rivière sacrée, se lançait,
Par des abîmes insondables à l'homme,
Vers une mer sans soleil.
Deux fois cinq miles de terres fertiles
Furent ainsi enclos de tours et de murailles :
Et c'étaient des jardins irisés de capricieux ruisseaux,
Où s'épanouissait l'arbre porteur d'encens ;
Et s'étaient des forêts aussi âgées que les collines,
Qui encerclaient dans la verdure les taches du soleil.
Voyez ! ce romantique et profond gouffre, ouvert
Au flanc de la verte colline, sous l'ombrage des cèdres
Lieu d'un charme sauvage ! et plus enchanté
Qui jamais sous la lune déclinante fût hanté
Par femme lamentant pour le démon qu'elle aime !
Et de ce gouffre, avec un bouillonnant tumulte,
Comme si la terre haletait lourdement,
Une puissante fontaine par instant jaillissait :
Et, parmi la ruée du flot intermittent,
D'énormes blocs sautaient comme la grêle bondissante
Ou comme le grain sec sous le fléau à blé :
Et, parmi l'éternel fracas des rocs dansants,
Par instant jaillissait la rivière sacrée.
Décrivant sur cinq miles de fantastiques méandres
A travers bois et vallon la rivière sacrée se lançait,
Puis gagnait les abîme insondables à l'homme,
Et se précipitait en tumulte vers l'océan sans vie :
Et, parmi ce tumulte, Koubla entendit au loin
Des voix ancestrales prophétisant la guerre !
L'ombre du palais de plaisance
Flottait à mi-chemin sur les vagues ;
Là où l'on entendait les rumeurs confondues
De la fontaine et des abîme.
C'était un miracle d'un rare dessein,
Ce palais de plaisance ensoleillé sur l'abîme glacé !
La Demoiselle au Dulcimer
Dans une vision m'apparut :
C'était une fille d'Abyssinie,
Et sur mon Dulcimer elle jouait,
En chantant le mont Abora.
Si je pouvais revivre en moi
Sa symphonie et sa chanson,
Je serais ravi en des délices si profondes,
Qu'avec musique grave et longue,
Je bâtirais ce palais dans l'air :
Ce palais de soleil ! ces abîmes de glace !
Et tous ceux qui entendraient les verraient là,
Et tous crieraient : Arrière ! arrière !
Ses yeux étincelants, ses cheveux flottants !
Tissez un cercle autour de lui trois fois ;
Fermez vos yeux frappés d'une terreur sacrée :
Il s'est nourri de miellée ;
Il a bu le lait de Paradis.



Excellente idée!
S'agissant aussi bien, d'ailleurs, du Poème pour flûte et orchestre que d'éventuelles autres petites choses de Griffes, que j'accueillerais pour ma part avec plaisir.
"By the way", on trouve sur YouTube une interprétation canadienne dudit Poème pour flûte et orchestre (par Annie Thibault et l'Orchestre Symphonique de l'Isle dirigé par Cristian Gort) que je me permets de montrer ci-dessous :
YouTube - O.S.I. - Charles Griffes, Poème pour flûte et orchestre - 1/2[/URL]
YouTube - O.S.I. - Charles Griffes, Poème pour flûte et orchestre - 2/2[/URL]
Jacques



Excellente idée aussi d'avoir reproduit ce magnifique poème de S.T. Coleridge!
Et voici, à toutes fins utiles, la version originale pour piano de la pièce inspirée à Griffes par ces vers mémorables, jouée par Michael Lewin sur le premier des deux albums Naxos précités (NB : ce qu'on perçoit de ce pianiste donne bien davantage raison aux remarques pertinentes de Gustave qu'à celles du client grincheux d'Amazon.com que j'avais mentionnées au départ; je me félicite donc d'avoir commandé ces deux albums) :
YouTube - Griffes - The Pleasure-Dome of Kubla-Khan (1915)[/URL]
Jacques