Le foot, le tennis, le basket, la F1, maintenant le piano...
Heureusement qu'ils ont la crise (et pas nous...) sinon on serait jaloux, s'pas?
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Le foot, le tennis, le basket, la F1, maintenant le piano...
Heureusement qu'ils ont la crise (et pas nous...) sinon on serait jaloux, s'pas?


Purée, Antar de Rimsky, un de mes plus gros coups de coeur de l'année dernière!!



juste que c'était au programme du concert du 9 avril 1916, si je puis parler pour Amitiou (c'était vraiment l'heure espagnole, tout de même...).



Je saisis l'occasion de la présence sur la dernière photo du post 59 du génial poète espagnol Federico García Lorca, qui non seulement fut fusillé par les franquistes au début de la Guerre civile (le 19 août 1936) mais dont l'oeuvre fut même totalement interdite de publication en Espagne jusqu'en 1953, pour évoquer en passant un mouvement artistique important qu'on désigne sous l'expression générale de "Generación del 27" ("Génération de 27").
En français, Wikipédia lui consacre un article assez détaillé, dont il ressort que ce mouvement était avant tout littéraire et que García Lorca en était l'un des éminents représentants.
Voici d'ailleurs une autre image (relative à un documentaire de la WDR Fernsehen) montrant García Lorca en compagnie de "Don Manuel" :
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Mais contrairement à sa version en espagnol, l'article ne précise pas que les mots "Generación del 27" s'appliquent aussi à des artistes ayant cultivé d'autres formes d'expression, comme le cinéma avec Luis Buñuel ou la peinture avec Salvador Dali.
Le mouvement eut ainsi son pendant musical (), un sous-groupe désigné en Espagne par l'expression "Generación Musical del 27", ou "Grupo de los ocho" ("Groupe des huit"). En faisaient partie les compositeurs Ernesto et Rodolfo Halffter, Juan José Mantecón, Julián Bautista, Ferdinand Remacha, Rosa García Ascot, Salvador Bacarisse et Gustavo Pittaluga.
Or, c'est à des oeuvres de Rodolfo Halffter [1900-1987], de Salvador Bacarisse [1898-1963] et de Gustavo Pittaluga [1906-1975], qui tous trois se réclamaient de la "troisième manière" de Manuel de Falla (celle du Retable de Maître Pierre et du Concerto pour clavecin), voire de l'enseignement plus ou moins direct de ce dernier, qu'est consacré l'intéressant album ci-dessous, qui je crois vaut vraiment "le coup d'oreille" :
Jacques
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J’ai oublié d'indiquer que García Lorca était aussi musicien et qu’il avait composé une série de Canciones populares españolas encore souvent jouées de nos jours.
En voici quatre, chantées par Victoria de los Angeles :
Victoria de los Angeles. Federico GarcÃ*a Lorca. - YouTube[/URL]
On trouve aussi sur YouTube un précieux document sonore enregistré en 1931, qui permet d'entendre García Lorca accompagner lui-même au piano La Argentinita dans "Nana de Sevilla" :
Federico GarcÃ*a Lorca y La Argentinita - Nana de Sevilla - Grabación original en pizarra a 78 rpm - YouTube[/URL]
Jacques



Tout en adressant à chacune et à chacun mes meilleurs vœux pour la nouvelle année (), je reviens sur ce fil avec une vidéo sans sous-titres mise en ligne hier, présentant la version scénique des Tréteaux de Maître Pierre dirigée par Charles Dutoit et filmée il y a une trentaine d'années.
Ce film figurait déjà sur YouTube, mais avec des sous-titres en japonais (sans grande utilité pour comprendre ce qui se dit et se chante en espagnol, du moins pour la plupart d'entre nous) et beaucoup de "bruit parasite" (image et son).
Quoi qu'il en soit, l'image n'a pas la netteté qui caractérise la plupart des autres opéras filmés. Et la prise de son est loin d'être aussi "acérée" que celle de versions audio renommées (cf. notamment celle d'Ataulfo Argenta en 1956, ou celle de Josep Pons en 1990). Mais un tel film, même sans sous-titres, aide à mieux comprendre ce qui se passe. En outre, chose assez rare, c'est un enfant qui, comme voulu par de Falla, chante le rôle du "Trujamán" (NB: la problématique est la même que pour "Yniold" dans Pelléas et Mélisande : faute d'un enfant suffisamment doué, c'est généralement à une soprano légère qu'on fait appel).
Cela dit, voici cette vidéo, précédée du commentaire mis sur YouTube :
"El Retablo de Maese Pedro (en français: Les Tréteaux de Maître Pierre; en anglais: Master Peter's Puppet Show) est un petit opéra en un acte pour orchestre de chambre (y compris un clavecin) et trois chanteurs, avec marionnettes et personnages réels. Inspiré d’un épisode du Don Quichotte de Miguel de Cervantes (chapitres XXV et XXVI de la seconde partie du livre) et réalisé à la demande de la princesse de Polignac, il fut tout d’abord présenté en version de concert à Séville le 23 mars 1923, puis pour la première fois à Paris le 25 juin suivant. Dans l'épisode en question, le chevalier Don Quichotte assiste à un spectacle de marionnettes dirigé par Maître Pierre, qui raconte l'histoire de Don Gaïferos parti sauver sa promise Mélisendre retenue captive par le roi maure Marsilio (lors de la scène finale opposant les maures à Don Gaïferos, Don Quichotte, croyant voir dans les marionnettes de véritables guerriers, se précipite sur le théâtre l'épée à la main et dévaste tout, au grand dam de Maître Pierre qui, pleurant sur son sort, ramasse les débris de son théâtre).
Interprètes :
- Orchestre Symphonique de Montréal dirigé par Charles Dutoit;
- Justino Díaz, baryton-basse («Don Quichotte»);
- Joan Cabero, ténor («Maître Pierre»);
- Xavier Cabero, soprano garçon (le «Trujamán», narrateur).
[00:00] Proclamation et Symphonie de Maître Pierre;
[04:10] Scène 1 - La Cour de Charlemagne;
[09:47] Scène 2 - Melisendre;
[14:13] Scène 3 - Le Châtiment du Maure;
[15:35] Scène 4 - Les Pyrénées;
[19:56] Scène 5 - La Fuite;
[20:42] Scène 6 – La Poursuite;
[22:21] Finale (avec bataille et saccage du petit théâtre par Don Quichotte)."
Manuel de Falla - El Retablo de Maese Pedro (1923) - YouTube
Jacques