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Maurice Ravel
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Thread: Maurice Ravel

  1. #121
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    Je me permets de répondre : Jacques présentait l'enregistrement Philips du milieu des années 60 et non pas celui là...

  2. #122
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    Puisqu'il mentionnait 1967, c'est bien ce que je me disais...

  3. #123
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    Bonjour, Lebewohl et Thierry .

    Tout d'abord, je viens de voir que j'ai confondu date de première parution et date d'enregistrement : le disque Philips des quatuors de Debussy et Ravel par le Quartetto Italiano est bien paru la première fois en 1967, mais l'enregistrement a été réalisé à Vevey (Suisse) en août 1965. Mille excuses !

    Cela dit, il me paraît peu probable que cet enregistrement des quatuors soit le même que celui qui figure sur l'album EMI ("Références") montré par Lebewohl, vu qu'il s'agit de deux labels bien distincts. Je n'en suis toutefois pas absolument sûr car les labels, d'un mutuel accord, se reprennent ou se "refilent" parfois certains enregistrements.

    J'ai en tout cas été ravi de voir cet album (il m'était inconnu) et intrigué par ce couplage des Debussy & Ravel avec le 12ème de Milhaud (les trois couplages que j'ai dans ma collection concernent Dvorak, Fauré et Dutilleux).

    Thierry, vos réserves sur le Quartetto Italiano ne me font pas du tout grincer des dents car je suis finalement assez d'accord avec vous . L'enregistrement que j'ai montré s'associe d'ailleurs dans ma mémoire à un petit souvenir un peu cocasse... Bien que n'étant pas, s'agissant de matériel hi-fi, un fan d'articles ésotériques et très chers, j'ai un jour été invité (par des gens un peu snobs) à tester dans un palace lausannois des nouveautés en la matière, toutes du dernier chic () et coûtant les yeux de la tête ()... Pour montrer comment un quatuor à cordes était "divinement rendu" par son matériel, le présentateur avait justement choisi cet enregistrement, ignorant totalement d'autres versions, et le moins que je puisse dire c'est que le bonhomme était du genre narcissique et qui "s'écoute parler" ()... D'où, peut-être, cette prédilection qu'il avait pour un ensemble qui donne en effet l'impression qu'il "s'écoute jouer" (qui se ressemble s'assemble -- en anglais : "birds of a feather stick together") .

    Jacques

  4. #124
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    Je suis quant à moi aussi sûr qu'il est possible (on n'est jamais sûr de rien...) que ce ne sont pas les mêmes enregistrements, celui de EMI date, si ma mémoire est bonne, de la fin des années 40 ; d'ailleurs le "look" des musiciens sur la pochette trahit l'époque, ce n'est sûrement pas pris dans les années 60 (ni 65 ou ni 67).

    Je ne connais pas assez toute la discographie des Italiano pour en parler en connaissance de cause, mais je crois que je vois ce que voulez dire par : ils s'écoutent jouer. C'est peut-être bien vrai, mais... ils jouent bien, alors ma foi... Je suis très loin de détester ce qu'ils ont fait de Beethoven, même si ce n'est pas, je pense, ma version préférée.

  5. #125
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    En ce qui concerne les dates d'enregistrement, Lebewohl, je crois que vous avez réglé la question . Tout montre en effet que ce ne sont pas du tout les mêmes, et qu'une quinzaine d'années au moins les sépare.

    A propos du Quartetto Italiano, j'espère ne pas avoir trop donné l'impression que je voulais les rabaisser (malgré ce petit souvenir que j'ai évoqué). C'est un ensemble superbe, qui a fait des choses magnifiques dans d'autres répertoires aussi .

    C'est juste que hier soir, ayant confronté leur belle version des quatuors de Debussy et de Ravel à celle du Quatuor Orlando, j'ai trouvé encore davantage à mon goût ce qu'a fait ce dernier. Curieusement, chaque fois que je tombe sur une nouvelle version de ces quatuors, l'une des premières choses que je vérifie c'est la manière dont a été traité celui de Debussy, et tout particulièrement le troisième mouvement ("Andantino, doucement expressif"). Car trop souvent, ou bien c'est un peu languissant, voire "sirupeux", ou bien c'est "expédié" sans beaucoup d'émotion (je pense toujours au fait que, avant que le compositeur ne soit enterré un peu "à la va-vite" car on était en pleine guerre et avait "d'autres chats à fouetter", c'est ce mouvement qui fut joué devant la dépouille mortelle de Debussy, à son domicile, par un quatuor invité à la hâte et avec toute l'émotion qu'on devine en pareilles circonstances). Or, sur ce plan, et bien qu'un peu plus rapide, le Quatuor Orlando me transmet mieux cette émotion... Mais c'est vraiment une affaire de sensibilité personnelle, et je place le Quartetto Italiano à un très haut niveau. En particulier dans le Quatuor de Ravel .

    Jacques

  6. #126
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    Je vais réécouter ça dès que possible, et vous dirai mon impression, au moins subjective, si j'en ai une.

  7. #127
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    Quote Originally Posted by Jacques View Post
    Il y a une quinzaine d'années, grâce à Naxos qui avait lancé sa formidable collection "Patrimoine", tout un pan de la musique symphonique française méconnue m'a été révélé presque d'un seul coup. Au travers de 15 volumes que j'ai achetés dans l'enthousiasme, consacrés respectivement : à Louis Aubert, à Lili Boulanger, à Alfred Bruneau, aux cantates inédites du concours de Rome (Caplet, Debussy et Ravel), à Maurice Emmanuel, à Raphaël Fumet, à Jacques Ibert, à Vincent d'Indy, à Charles Koechlin, à Sylvio Lazzari, à Paul Le Flem, à Henri Rabaud, à Jean Roger-Ducasse (2 volumes) et à Joseph-Guy Ropartz.
    Pardon pour cet aparté sur Charles Tournemire [1870-1939], qui nous éloigne beaucoup de Ravel et nous rapprocherait plutôt de Magnard et de quelques autres (), comme Dukas, Ropartz ou même Roussel (voire de Messiaen s'il s'agissait de son oeuvre d'orgue, qui abonde sur mes rayons) . Mais je voulais juste combler la grosse lacune que j'ai faite dans mon énumération ci-dessus en oubliant de signaler que cette "légendaire" collection "Patrimoine" de Naxos comprenait aussi les huit Symphonies de Tournemire.

    A l'époque, j'avais réussi à me procurer (sous la forme d'un album simple et d'un double) ses Symphonies Nos 1 à 5 et 8. Et comme les Nos 6 et 7 n'étaient plus disponibles, j'ai du me "rabattre" pour les avoir sur d'autres enregistrements (à nouveau un album simple et un double, respectivement des labels Auvidis Valois et Adda -- ce qui eut pour conséquence que je me suis retrouvé avec deux enregistrements différents de la Symphonie No 3, sous-titrée "Moscou").

    Voici comment se présentent ces disques :




    (fin de l'aparté)


    Jacques

  8. #128
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    Quote Originally Posted by Jacques View Post
    ...le magnifique triptyque Shéhérazade.
    Ce qu'il y a de bien, avec cette oeuvre, c'est qu'il n'est pas nécessaire de chercher longtemps la "perle" discographique :



    Sur cet enregistrement "de légende" [Decca], réalisé au Victoria Hall de Genève en 1963, je me souviens encore de certaines remarques faites à la radio par les participants à un comparatif, qui l'ont bien sûr couronné... En plus des dithyrambes sur le style incomparable de Régine Crespin (qui avait 36 ans) et la beauté de sa voix, l'un d'eux a ajouté quelque chose comme : "En ce qui concerne l'OSR, en particulier au début de 'L'Indifférent', je suis soufflé de l'entendre, sous la baguette d'Ernest Ansermet, ce vieux chef respecté qui avait alors 80 ans et était réputé avant tout pour sa précision et une certaine sévérité d'approche, avoir des épanchements aussi inattendus, atteindre une pareille sensualité ! Que s'est-il passé entre Crespin et Ansermet ?"


    Pas mal d'autres enregistrements de Shéhérazade ont été faits par la suite, comme ceux figurant dans ces deux albums récents :



    Felicity Lott (j'adore cette chanteuse ), avec l'OSR dirigé par Armin Jordan, et pratiquement sans accent british, est excellente aussi bien dans l'oeuvre en question que dans le Poème de l'Amour et de la Mer de Chausson et trois Mélodies de Duparc (L'Invitation au voyage, Chanson triste et Phidylé).

    Sylvia McNair, accompagnée par le Boston Symphony Orchestra dirigé par Seiji Ozawa, mais avec accent british quant à elle, est assez remarquable dans l'enregistrement qu'elle a réalisé, avec comme compléments La Damoiselle élue de Debussy et Les Illuminations de Britten.

    Mais à ce jour, le "miracle" Crespin / Ansermet de 1963 demeure pour moi inégalé .

    Jacques

  9. #129
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    << Que s'est-il passé entre Crespin et Ansermet ? >>

    Pas grand chose, à en croire Crespin, qui s'étonnait toujours de l'enthousiasme critique envers ce disque qu'elle estimait réalisé dans des conditions insatisfaisantes pour elle:
    (Elle était placée à un endroit d'où elle entendait très mal l'orchestre, la concertation artistique avec Ansermet était réduite etc....)

    J'avais pour ma part découvert cette oeuvre avec un vinyle bien oublié de nos jours, mais pas mauvais du tout: Nedda Casei et l'orchestre de chambre de Prague dirigé par Martin Turnovsky, réédité dans ce coffret:
    http://www.amazon.com/Nedda-Casei-Po.../dp/B00005UPP8

    J'ai actuellement:

    Crespin - Ansermet
    Ely Ameling - Edo de Waart (ma préférée)
    Danco - Ansermet
    Suzan Graham - Yan pascal Tortellier

    C'est une oeuvre dont on ne se lasse pas, et les bonnes versions sont nombreuses.

  10. #130
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    Elly Ameling comme version préférée? ou est-ce de Waart? Non que je n'aime pas Elly Ameling (je l'aime souvent beaucoup, au contraire), mais a priori j'attends dans cette oeuvre une voix plus comment dirai-je... capiteuse, ce qui n'est pas l'adjectif qu'on accolerait spontanément à la chanteuse batave (j'ai décidé de me mettre aux formules toutes faites de ce genre )

  11. #131
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    Quote Originally Posted by lebewohl View Post
    Elly Ameling comme version préférée? ou est-ce de Waart? Non que je n'aime pas Elly Ameling (je l'aime souvent beaucoup, au contraire), mais a priori j'attends dans cette oeuvre une voix plus comment dirai-je... capiteuse, ce qui n'est pas l'adjectif qu'on accolerait spontanément à la chanteuse batave (j'ai décidé de me mettre aux formules toutes faites de ce genre )
    Bon, puisqu'on en est aux Bataves, et qu'en effet, il y a beaucoup de belles versions de ce cycle, j'avoue ma préférence pour la version en public de V. de los Angeles et le Concertgebouw sous la direction de P. Monteux. AMHA, tout y est : la sensualité, la finesse et la "droiture" de P. Monteux.

    Musicalement,
    l'obsédé-des-incunables

  12. #132
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    S'il faut du capiteux, ivresse assurée avec dame Janet Baker et sir John Barbirolli (+ le New Philharmonia). Pas idiomatique pour deux sous, mais un traitement d'une générosité quasi-straussienne par sir John qui laisse pantois. Dame Janet emboîte le pas sans coup férir. Selon Mon Avis Humble (MAH ) une des plus agréables trahisons de ma discothèque...

  13. #133
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    Quote Originally Posted by mah70 View Post
    S'il faut du capiteux, ivresse assurée avec dame Janet Baker et sir John Barbirolli (+ le New Philharmonia). Pas idiomatique pour deux sous, mais un traitement d'une générosité quasi-straussienne par sir John qui laisse pantois. Dame Janet emboîte le pas sans coup férir. Selon Mon Avis Humble (MAH ) une des plus agréables trahisons de ma discothèque...
    Tiens... Ça me fait envie de réécouter cette musique...


  14. #134
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    Je me demande si je n'ai pas ça par Jessye Norman, quelque part ; ça doit capiter un max...

  15. #135
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    Quote Originally Posted by lebewohl View Post
    Je me demande si je n'ai pas ça par Jessye Norman, quelque part ; ça doit capiter un max...
    Je ne connais pas cette chanteuse je vais me renseigner...

  16. #136
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    euh... mais encore?

  17. #137
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    Avec la version Crespin / Ansermet de Shéhérazade (je connais et possède évidemment aussi celle d'Ely Ameling / de Waart, ainsi qu'un enregistrement par Victoria de los Angeles mais avec Georges Prêtre), je dois décidément avoir des goûts plus "peuple" que ceux des autres (je sais aussi, d'expérience, que rien n'est plus "valorisant" que de dédaigner une version devenue populaire) ... Mais je persiste et signe, ayant de surcroît découvert l'oeuvre au travers de cette version.

    On trouve d'ailleurs aussi un enregistrement de Shéhérazade dans l'un des deux disques CBS Records que je montre ci-dessous (l'album Boulez, avec la soprano Heather Harper), mais je ne l'aime guère :



    Cela dit, ces deux albums me paraissent intéressants, et même plus que ça .

    Excellent dans Debussy, Michael Tilson Thomas ne l'est pas moins dans Ravel. Du moins si j'en juge par ce disque enregistré en 1988, où ses versions de la Rapsodie Espagnole, du Boléro et de Ma Mère l'Oye (ballet complet) en valent en tout cas bien d'autres. Cet album présente en outre l'avantage de présenter deux oeuvres brèves bien plus rarement jouées : la Fanfare composée par Ravel en 1927 pour le recueil "L'Eventail de Jeanne" (auquel collaborèrent aussi Roussel, Milhaud, Ibert, Auric, Poulenc et Schmitt), ainsi que la Pièce en forme de habanera (1907) dans son orchestration par Arthur Hoérée (un compositeur belge qui aida Ravel, en 1925, à corriger la partition de l'Enfant et les sortilèges).

    L'album de Pierre Boulez (avec le BBC Symphony Orchestra, des membres de ce dernier pour les Trois Poèmes de Stéphane Mallarmé et l'Ensemble InterContemporain pour les Chansons Madécasses) est sorti en 1984, mais les dates des enregistrements (probablement assez antérieures) n'y sont pas précisées. J'apprécie en particulier : la soprano Jill Gomez dans les Trois Poèmes de Stéphane Mallarmé (presque aussi bonne - mais "différente" - qu'Ely Ameling et Marie Atger, peut-être les meilleures dans cette oeuvre), Jessye Norman dans les Chansons Madécasses (je suis loin d'être un fan de cette chanteuse, mais là elle m'épate) et surtout le baryton José Van Dam dans les Cinq Mélodies Populaires Grecques et Don Quichotte à Dulcinée, des mélodies qui "lui vont comme un gant" si j'ose dire.


    Jacques

  18. #138
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    Je crois que personne ne dédaigne la version Crespin/Ansermet, si? Quant à Boulez, en effet je n'avais pas trop été séduit par cette version-là de Schéhérazade (Dieu sait pourtant que je suis souvent séduit par lui) mais, comme avec beaucoup d'oeuvres, il a recommencé récemment et là ma foi...



    (Van Dam chante à merveille aussi bien Don Quichotte à Dulcinée de Ravel que les Chansons de Don Quichotte d'Ibert)

  19. #139
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    Je crois que personne ne dédaigne la version Crespin/Ansermet, si?
    Il m'avait en tout cas semblé qu'Alfredo jouait les "rabat-joie" en ce qui la concerne, non ? Mais bon. Il a ses opinions et ses préférences, et j'ai les miennes (même si elles se rejoignent très souvent) .

    Le disque Boulez montré par Lebewohl est évidemment superbe .

    Quant à Van Dam dans les Quatre Chansons de Don Quichotte de Jacques Ibert, je l'ai évidemment aussi (avec l'Orchestre de l'Opéra de Lyon dirigé par Kent Nagano, sur un double album EMI qui avait été montré sur le fil consacré à ce compositeur) .

    Jacques

  20. #140
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    Je crois que (pour une fois?) je préfère encore la version avec piano, mais on n'en trouve pas beaucoup d'enregistrements... (je parle des Don Quichotte de Jacques Ibert).

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