Tu pourras écouter les I et IV sur mon compte SM demain. En gros internet ne marche plus chez moi en ce moment, donc ce sera pendant les horaires de cabinet.


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A Life in Music, documentaire audio à écouter sur www.archive.com![]()






Naxos n'est pas le seul éditeur a avoir célébré le Centenaire de Carter : en faisant mes courses je suis tombé sur ces deux disques ! Celui édité par Nonesuch brosse un panorama fort intéressant pour ceux qui veulent découvrir le compositeur avec par exemple, la Sonate pour piano, le ballet Le Minotaure, l'Elégie pour cordes, sonate pour violoncelle et piano, les quatuors 1 et 2, la sonate pour flûte, hautbois, violoncelle et clavecin, les Variations pour orchestre, le double Concerto pour clavecin et piano etc..etc...
Chez Neos on trouvera de petites pièces de chambre récentes dont le superbe Quatuor pour Hautbois...
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oui, ils n'ont pas la sécheresse des Arditti, et leur jeu est plus limpide que celui des Juilliard; à vrai dire j'ai découvert Carter par son quatuor n°5, donné à la radio il y a pas mal de temps à l'occasion d'un passage en France du compositeur. Le quatuor était donné en concert avec celui de Ruth Crawford-Seeger qui n'est pas d'une approche plus facile, mais il y avait un tel bouillonnement et une telle vivacité dans ces oeuvres que ça m'a immédiatement séduit. Et il y avait l'incontournable 1er quatuor de Ives, autre fleuron du répertoire.
De toute façon il faut se méfier des oeuvres plus tonales de Carter (Le Minotaure, la sonate, la symphonie n°1 etc) qui sont des péchés de jeunesse pas très représentatifs de son style - et pas géniaux non plus, il faut dire. Je pense que si on n'aime pas les quatuors de Carter, on n'aimera pas Carter en général.






oui, enfin c'est un peu du Copland réchauffé je trouve; quant à la symphonie (que l'on trouve chez Naxos), ça m'a paru confus et mal orchestré. Ceci dit le quatuor n°1 a encore des accents ivesiens très marqués et pourtant c'est pas mal.


J'ai tenté de jouer son quintet à vents, mais à l'uninamité, ça ne plaisait pas.
Il y a du rythme, et ça peut peut-être donner quelque chose, mais c'est un truc à bosser avec une telle précision que bon, ça coupe les jambes.






Je connais, j'ai arrêté les Night Fantaisies avant d'avoir commencé, rien qu'à regarder la partition. Mais vous ne perdez pas grand chose car (à mon avis) ce quintette n'est pas ce qu'il a écrit de plus transcendant, comme je le suggérai déjà au post 24 de ce même fil (mais ça commence à faire loin).



Voici justement une vidéo récente (en anglais, malheureusement sans sous-titres en français) où Elliott Carter évoque - à partir de 0'46'' - ses études avec "Mademoiselle" (on ne s'étonnera pas qu'il dise très vite à propos de Nadia Boulanger : "She was very fussy" [= "Elle était très difficile à contenter"]![]()
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) :
YouTube - Elliott Carter on studying composition with Nadia Boulanger and developing his style[/URL]
Jacques
Bonjour!
Premier message sur ce forum que semble correspondre à ce que je cherchais: un espace "éruditement décontracté".
Premier message sur Elliott Carter, un compositeur que je connais... encore fort mal. Ça peut paraître paradoxal mais comme je suis en plaine découverte de son oeuvre, autant arriver ici avec des impressions fraîches.
J'ai à vrai dire suivi son actualité pendant longtemps mais pour des raisons bien superficielles: son exceptionnelle longévité créatrice me fascinait et je vérifiais de temps en temps quelle nouvelle pièce il avait ajoutée à son catalogue. Simple curiosité un peu émerveillée devant cette source qui paraissait inépuisable.
Mais en matière d'écoute, je n'étais nulle part. J'avais bien essayé le concerto pour clarinette, sans succès et plus tard le woodwind quintet et la sonate pour violoncelle et piano (plus accessibles mais dont je n'avais pas gardé de fort souvenir).
Et puis voilà que je m'y mets et que pas mal de choses me flattent l'oreille.
Avant tout, le piano: Night Fantasies (1980), une étonnante réflexion sur les chimères qui s'imposent à notre esprit lors d'une nuit sans sommeil. On y retrouve toute une série d'épisodes contrastés qui évoquent autant d'affects que les insomniaques ne connaissent que trop bien: vague inquiétude, rage aveugle, désespoir exaspéré mais aussi incrédulité presque amusée et même une forme de résignation sereine. Musicalement, c'est extrêmement touffu et impossible à saisir sans de multiples écoutes mais j'ai quand même l'impression de me trouver face à quelque chose d'important, peut-être même de majeur.
Pour contraster, on peut enchaîner avec sa sonate pour piano (1946). Nettement antérieure, bien plus accessible, encore passablement marquée par Ives ou Copland mais tout à fait remarquable aussi.
La sonate pour violoncelle et piano (1948), qui m'avait plus ou moins laissé indifférent auparavant, commence à prendre sa place dans mon esprit.
Le concerto pour violoncelle, du Carter très tardif (2001), avec un soliste tantôt joueur, tantôt lyrique et une orchestre assez en retrait qui souligne discrètement, en pointillés ou claque aussi violemment que brièvement. Minéral mais pas totalement aride.
Enfin, la sonate pour flûte, hautbois, violoncelle et clavecin (1952) dont l'instrumentation pourrait faire croire à un truc néo-classique alors qu'il n'en est rien: c'est bien du Carter du début de la maturité avec ses strates de musiques déphasées qui n'excluent cependant pas des moments de séduction mélodique.



En tout cas, bienvenue!


Bonjour,
Je connais peu Carter en vue de la diversité de styles de ces compositions. Mais le Holiday Ouverture qu'il a composé est une page étonnement très accessible en vue des oeuvres tardifs. Un peu comme le Schoenberg post romantique.
Je connais surtout le concerto pour violon et les quatuors qui jalonnent le long de son parcours. Il s'agit d'un compositeur qui demande à l'auditeur plusieurs écoutes afin de familiariser avec le language et mieux apprécier, mais une fois cette étape est franchis, quel plaisir !!!
Moi je trouve qu'on ne joue pas assez de Carter en concert.
Cordialement,
Bruno