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Thread: Elliott Carter

  1. #121
    Tu pourras écouter les I et IV sur mon compte SM demain. En gros internet ne marche plus chez moi en ce moment, donc ce sera pendant les horaires de cabinet.

  2. #122
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    A Life in Music, documentaire audio à écouter sur www.archive.com

  3. #123
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    Quote Originally Posted by Philippe View Post
    A Life in Music, documentaire audio à écouter sur www.archive.com

    Merci m'sieur !

  4. #124
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    Naxos n'est pas le seul éditeur a avoir célébré le Centenaire de Carter : en faisant mes courses je suis tombé sur ces deux disques ! Celui édité par Nonesuch brosse un panorama fort intéressant pour ceux qui veulent découvrir le compositeur avec par exemple, la Sonate pour piano, le ballet Le Minotaure, l'Elégie pour cordes, sonate pour violoncelle et piano, les quatuors 1 et 2, la sonate pour flûte, hautbois, violoncelle et clavecin, les Variations pour orchestre, le double Concerto pour clavecin et piano etc..etc...
    Chez Neos on trouvera de petites pièces de chambre récentes dont le superbe Quatuor pour Hautbois...



  5. #125
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    Quote Originally Posted by thierry h View Post
    Suite et fin de l'enregistrement des quatuors à cordes par le Pacifica!

    Je viens de les écouter, c'est superbe; j'irais presque jusqu'à les préférer aux Julliard et aux Arditti...

  6. #126
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    Quote Originally Posted by Couack View Post
    Je viens de les écouter, c'est superbe; j'irais presque jusqu'à les préférer aux Julliard et aux Arditti...
    Effectivement, ils sont, je trouve, plus souples... moins hargneux et pour tout dire moins militants... Ce qui ne peux faire de mal à une musique disons assez austère... ( Découvrir Carter par ses quatuors n'est peut être pas la meilleure porte d'entrée... )

  7. #127
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    oui, ils n'ont pas la sécheresse des Arditti, et leur jeu est plus limpide que celui des Juilliard; à vrai dire j'ai découvert Carter par son quatuor n°5, donné à la radio il y a pas mal de temps à l'occasion d'un passage en France du compositeur. Le quatuor était donné en concert avec celui de Ruth Crawford-Seeger qui n'est pas d'une approche plus facile, mais il y avait un tel bouillonnement et une telle vivacité dans ces oeuvres que ça m'a immédiatement séduit. Et il y avait l'incontournable 1er quatuor de Ives, autre fleuron du répertoire.

    De toute façon il faut se méfier des oeuvres plus tonales de Carter (Le Minotaure, la sonate, la symphonie n°1 etc) qui sont des péchés de jeunesse pas très représentatifs de son style - et pas géniaux non plus, il faut dire. Je pense que si on n'aime pas les quatuors de Carter, on n'aimera pas Carter en général.

  8. #128
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    Quote Originally Posted by Couack View Post

    De toute façon il faut se méfier des oeuvres plus tonales de Carter (Le Minotaure, la sonate, la symphonie n°1 etc) qui sont des péchés de jeunesse pas très représentatifs de son style - et pas géniaux non plus, il faut dire.
    Il faudrait que je réécoute ( à l'occasion de la sortie du coffret mentionné plus haut par exemple ) La symphonie n'est pas exaltante en revanche le Minotaure c'est pas trop mal... ( difficile de perdre le fil musical... )

  9. #129
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    oui, enfin c'est un peu du Copland réchauffé je trouve; quant à la symphonie (que l'on trouve chez Naxos), ça m'a paru confus et mal orchestré. Ceci dit le quatuor n°1 a encore des accents ivesiens très marqués et pourtant c'est pas mal.

  10. #130
    J'ai tenté de jouer son quintet à vents, mais à l'uninamité, ça ne plaisait pas.
    Il y a du rythme, et ça peut peut-être donner quelque chose, mais c'est un truc à bosser avec une telle précision que bon, ça coupe les jambes.

  11. #131
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    Quote Originally Posted by Amitiou View Post
    J'ai tenté de jouer son quintet à vents, mais à l'uninamité, ça ne plaisait pas.
    Il y a du rythme, et ça peut peut-être donner quelque chose, mais c'est un truc à bosser avec une telle précision que bon, ça coupe les jambes.
    Persévérez ! Continuez à jouer le plus souvent possible de la musique qui ne plait pas : c'est comme ça qu'on fait découvrir de nouvelles choses...

  12. #132
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    Quote Originally Posted by Amitiou View Post
    J'ai tenté de jouer son quintet à vents, mais à l'uninamité, ça ne plaisait pas.
    Il y a du rythme, et ça peut peut-être donner quelque chose, mais c'est un truc à bosser avec une telle précision que bon, ça coupe les jambes.
    Je connais, j'ai arrêté les Night Fantaisies avant d'avoir commencé, rien qu'à regarder la partition. Mais vous ne perdez pas grand chose car (à mon avis) ce quintette n'est pas ce qu'il a écrit de plus transcendant, comme je le suggérai déjà au post 24 de ce même fil (mais ça commence à faire loin).

  13. #133
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    Quote Originally Posted by Couack View Post


    Il a été un élève de Nadia Boulanger, évidemment et de Walter Piston à Harvard.
    Voici justement une vidéo récente (en anglais, malheureusement sans sous-titres en français) où Elliott Carter évoque - à partir de 0'46'' - ses études avec "Mademoiselle" (on ne s'étonnera pas qu'il dise très vite à propos de Nadia Boulanger : "She was very fussy" [= "Elle était très difficile à contenter"] ) :

    YouTube - Elliott Carter on studying composition with Nadia Boulanger and developing his style[/URL]


    Jacques

  14. #134
    Bonjour!

    Premier message sur ce forum que semble correspondre à ce que je cherchais: un espace "éruditement décontracté" .

    Premier message sur Elliott Carter, un compositeur que je connais... encore fort mal. Ça peut paraître paradoxal mais comme je suis en plaine découverte de son oeuvre, autant arriver ici avec des impressions fraîches.

    J'ai à vrai dire suivi son actualité pendant longtemps mais pour des raisons bien superficielles: son exceptionnelle longévité créatrice me fascinait et je vérifiais de temps en temps quelle nouvelle pièce il avait ajoutée à son catalogue. Simple curiosité un peu émerveillée devant cette source qui paraissait inépuisable.

    Mais en matière d'écoute, je n'étais nulle part. J'avais bien essayé le concerto pour clarinette, sans succès et plus tard le woodwind quintet et la sonate pour violoncelle et piano (plus accessibles mais dont je n'avais pas gardé de fort souvenir).

    Et puis voilà que je m'y mets et que pas mal de choses me flattent l'oreille.

    Avant tout, le piano: Night Fantasies (1980), une étonnante réflexion sur les chimères qui s'imposent à notre esprit lors d'une nuit sans sommeil. On y retrouve toute une série d'épisodes contrastés qui évoquent autant d'affects que les insomniaques ne connaissent que trop bien: vague inquiétude, rage aveugle, désespoir exaspéré mais aussi incrédulité presque amusée et même une forme de résignation sereine. Musicalement, c'est extrêmement touffu et impossible à saisir sans de multiples écoutes mais j'ai quand même l'impression de me trouver face à quelque chose d'important, peut-être même de majeur.

    Pour contraster, on peut enchaîner avec sa sonate pour piano (1946). Nettement antérieure, bien plus accessible, encore passablement marquée par Ives ou Copland mais tout à fait remarquable aussi.

    La sonate pour violoncelle et piano (1948), qui m'avait plus ou moins laissé indifférent auparavant, commence à prendre sa place dans mon esprit.

    Le concerto pour violoncelle, du Carter très tardif (2001), avec un soliste tantôt joueur, tantôt lyrique et une orchestre assez en retrait qui souligne discrètement, en pointillés ou claque aussi violemment que brièvement. Minéral mais pas totalement aride.

    Enfin, la sonate pour flûte, hautbois, violoncelle et clavecin (1952) dont l'instrumentation pourrait faire croire à un truc néo-classique alors qu'il n'en est rien: c'est bien du Carter du début de la maturité avec ses strates de musiques déphasées qui n'excluent cependant pas des moments de séduction mélodique.

  15. #135
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    En tout cas, bienvenue!

  16. #136
    Bonjour,

    Je connais peu Carter en vue de la diversité de styles de ces compositions. Mais le Holiday Ouverture qu'il a composé est une page étonnement très accessible en vue des oeuvres tardifs. Un peu comme le Schoenberg post romantique.

    Je connais surtout le concerto pour violon et les quatuors qui jalonnent le long de son parcours. Il s'agit d'un compositeur qui demande à l'auditeur plusieurs écoutes afin de familiariser avec le language et mieux apprécier, mais une fois cette étape est franchis, quel plaisir !!!

    Moi je trouve qu'on ne joue pas assez de Carter en concert.

    Cordialement,

    Bruno

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