


Ca me rappelle une vieille blague antisoviétique.
Un citoyen soviétique dans un bureau, pour demander un permis de circulation. Le fonctionnaire :
- Vous êtes né où?
- à Petrograd, camarade
- Vous habitez où?
- à Leningrad, camarade
- vous voulez aller où?
- à Saint Petersbourg, camarde






Je les avais cités dans la première liste de ce que j'ai aimé tout de suite dans le piano de Schumann. Je ne connais pas cet enregistrement, je vais essayer. Je ne connais que Pollini au disque, en fait, et j'ai entendu Aimard en concert... et la partition, depuis assez peu.
J'étais prêt à faire mon testament après avoir lu ça quand j'ai réalisé que Sokolov, ce sera en fait le 26 (mercredi) et non le 28 (vendredi). Ce qui fait qu'il n'y aura pas de troisième de Bruckner par Masur en ce qui me concerne, et donc deux jours consécutifs de repos !
Peut-être un sursis...










Ce que le COE a délivré dans Apollon Musagète, puis Mitsuko dans les k.488 et 491 était à emporter sur une ile déserte.
J'ai du entendre le la majeur 15 à 20 fois en concert dans ma vie (de Serkin à Brendel, de Barenboim à Perahia, de Pires à Ashkenazy) et pourtant mes souvenirs (éparpillés bien évidemment) n'égalent ce que Mitsuko m'a offert hier soir, cette alliance hors pair du phrasé naturel, du toucher , du tempo (juste un millième trop lent dans le larghetto du ré mineur).
Des silences de rêve, un mini rubato à vous déclencher des explosions dans la moelle épinière.
Le tout accompégné par un COE d'invraisemblable qualité aux cordes (ah !cet Apollon !) et des vents que, parmi les orchestres de chambre, seuls ceux de l'English chamber des années 70 pouvaient figurer comme rivaux.
Quel bonheur de voir une salle (comble) communier et apprécier à sa juste valeur un tel concert.
A surveiller son passage sur FM à une date que le programme ne mentionnait pas.



Et il remue le couteau, le bougre.
Bon, je suppose qu'il s'agit du larghetto de l'ut mineur?![]()




Ce qui m'a beaucoup frappé c'était le positionnement du piano, au milieu de l'orchestre, sans couvercle et le pianiste/chef dos au public. Cela donnait un son très particulier, avec le piano complètment fondu dans l'orchestre. Est-ce que d'autres pianistes font pareil dans pareil cas, ou est-ce une marque déposée de M. Uchida ? Sa prestation dans son double emploi était assez incroyable. Quel était son bis ? Orchestre superlatif en effet. On a d'ailleurs pu apercevoir P. Boulez dans le public.
Jürgen



C'est la norme quand on dirige du piano, j'ai vu Barenboim et Aimard le faire aussi.




Au XIXe siècle, c'était ainsi qu'était disposé le piano, même quand le pianiste ne dirigeait pas!



En train d'écouter les Kreisleriana et les Fantasiestücke Op.12 . Comme je ne connais pas ce pianiste, je ne peux pas dire qu'il me déçoit. En bref je ne suis pas touché car je ne comprends pas son propos souvent un peu trop préautionneux (pas dans le No.2 des Fantasiestücke, assez bien enlevé mais néanmoins sans fièvre), mais le No.8 des Kreisleriana ... on dirait qu'il a peur de casser quelque chose.



Effectivement peut être qu'il en garde parfois un peu trop sous la pédale...J'aime beaucoup sa Fantaisie mais là aussi il pourrait dans certains passages se lâcher un peu plus... C'est pas un traîne savates non plus... Concernant les Kreisleriana je continuerais toujours à placer en haut de la pile Martha Argerich ( je sais! je sais! c'est pas le goût de tout le monde )
thierry![]()
Les Fantasiestücke Op.12 ou la sonate n°2 par Argerich, difficile de trouver mieux.
Les Kreisleriana en revanche... C'est dur, brusque, et même techniquement pas du tout irréprochable. (Beaucoup d'irrégularités). Pas du tout Argerich en somme !
L'oeuvre la moins réussie de sa discographie avec la 7e sonate de Prokofiev.
Mélusine