Bonsoir,
A celles et ceux qui lisent l'anglais et s'intéressent à Ralph Vaughan Williams, je me permets de recommander l'achat du numéro de juillet 2008 du mensuel britannique "music" (BBC), qui rend hommage au grand compositeur dans plusieurs articles passionnants. En outre, le CD joint à ce numéro contient un remarquable enregistrement récent de sa Cinquième symphonie, réalisé live le 26 juillet 2007 (à l'occasion des "Proms") par le BBC Symphony Orchestra dirigé par Andrew Davis.
Autre sujet de satisfaction, en tout cas pour moi : le "composer of the month" de ce numéro n'est autre que Herbert Howells (1892-1983), un compositeur anglais qui m'est aussi cher que ceux auxquels une discussion a déjà été consacrée sur ce forum. Même si sa musique est peut-être un peu moins accessible que celle des autres (non pas esthétiquement, malgré des harmonies souvent aussi étranges qu'envoûtantes, mais parce qu'une part prépondérante de ses oeuvres est d'inspiration religieuse anglicane) et qu'un fil à son sujet n'est probablement pas de nature à attirer les foules.
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Sur Herbert Howells, grand ami de Vaughan Williams et considéré, lorsqu'il était tout jeune, comme l'un des espoirs les plus doués et prometteurs de la musique britannique (ce que la suite, il faut le reconnaître, n'a pas pleinement confirmé, il y aurait bien sûr beaucoup à dire.
Je me bornerai toutefois à relever deux aspects très particuliers de sa vie et de sa personnalité. Tout d'abord, une hypersensibilité à la critique, qui après l'échec de son Second concerto pour piano et orchestre (donné en première audition à Londres le 27 avril 1925 par Harold Samuel, qui détestait l'oeuvre parce que selon lui trop audacieuse et presque inxécutable, et l'orchestre de la Royal Philharmonic Society dirigé par Malcolm Sargent) le plongea dans une amertume et un désarroi tels qu'il resta ensuite incapable de composer pendant de nombreuses années. Puis le décès en 1935, à l'âge de neuf ans, de son fils unique Michael, qui l'affecta profondément et le hanta jusqu'à la fin de sa vie, l'orientant essentiellement vers la composition d'oeuvres à caractère religieux. Certaines sont à mon avis de véritables chefs-d'oeuvre, comme l' "Hymnus Paradisi" (1938) ou le "Stabat Mater" (1965).
Tout en signalant qu'on en trouve - comme souvent - de très bons chez Naxos (je viens d'ailleurs d'en commander deux), voici quelques-uns des disques que je possède d'oeuvres de Herbert Howells (j'en ai plusieurs autres, notamment des pièces profanes pour orchestre, de musique de chambre et de piano). Deux de ces enregistrements m'ont beaucoup intrigué quand j'ai vu que l'orchestre mis en oeuvre, le LSO, avait pour chef Gennady Rozhdestvensky, mieux connu pour ses splendides versions, notamment, des Quatrième et Septième symphonies de... Chostakovitch.
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Jacques

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, il y aurait bien sûr beaucoup à dire.
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): 59,99 dollars sur Amazon.com pour avoir cet album neuf, ça ne fait, après conversion en euros, "que" quatre fois ce que j'ai payé, et non pas six.
): vu sa tendance à vouloir "tout aborder" et le dynamisme de sa production, le label Naxos va peut-être se lancer bientôt dans l'enregistrement d'une intégrale de l'oeuvre pour piano de Herbert Howells 


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