Quinze que j’en pênse – Les Concerti Brandebourgeois, avec une petite différence…
La thématique de mes réflexions ce mois-ci a pour titre « Back to Bach », un petit jeu de mots anglais qui se traduit littéralement « dos à dos » ou tout simplement « coup sur coup ». Et la paire d’interventions que je vous proposerai sur notre forum endosse pleinement la thématique Jean-Sébastien Bach et l’idée de programmes doubles.
Petit écart à la formule habituelle, je propose aujourd’hui deux montages dans ma série «Sélections Souvenir», tous deux publiés originalement en décembre dernier. Afin de les délimiter, je vais les proposer comme des interventiions individuelles à même ce fil.
Les fils communs à ces deux montages sont les six concerti Brandebourgeois de Bach, mais proposés avec des rides bien spéciales. Nous sommes venus à accepter le modèle « authentique » ou « HIP » pour l’œuvre orchestrale de Bach, et ces montages proposeront et des prestations HIP ainsi que des prestations qui ne le seront pas tout à fait…
Notre premier montage explore les concerti 4, 5 et 6 et mettent en vedette la pianiste de renommée internationale originaire d’Ottawa Angela Hewitt pour deux des concerti, et Herbert von Karajan pour le troisième. Commençons notre commentaire avec cette sélection.
Le concerto Brandebourdeois no. 6 est probablement l’un des concerti les plus légers du lot, avec un allegro final tissé très serré. En guise d'illlustration (et de comparaison), voici une prestation que vous trouverez sur le site du Musée Gardner de Boston:
Si on compare l’allegro final de cette version à celle proposée par Karajan et la Philharmonique de Berlin, vous noterez comme moi un orchestre qui sonne «lent et pesant». Karajan, en ce qui me concerne, a endisqué une– en faoit, deux – versions extraordinaires de la Messe en si mineur de Bach, et dans ces circonstances, la version « vieux stéréo » n’est pas déplacée. Mais pour l’oreille du mélomane moderne, le Brandeborgeois de Karajn est un anachronisme. Je ne veux rien enlever à la vision de Karajan, elle est bien en place pour son époque.
Dans un récent montage, j’ai présenté un bon nombre d’orchestrations de la musique de Bach – dont celles de Sir Henry Wood, Lucien Caillet et Leopold Stokowski. En complément de programme, j’offre un autre baroque orchestré par Stokowski (Vivaldi) et on reconnaît ici la tendence très Edwardienne qu’on associe avec Bach «avant le déluge» HIP.
Madame Hewitt est mise en évidence dans les concerti 4 et 5, offerts ici sous la forme de concerti pour clavier et orchestre. En fait, Bach (toujours le muscien écologique – voir un vieux QQJP ) crée une version du no. 4 qu’il appelle tout bonnement « concerto pour clavier, BWV 1057 ). Le Brandebourgeois no. 5, qu’on entend plus souvent sous la forme d’uin concerto grosso, est transformé en ofrant au piano une portion de la partie réservée à la basse continue.
Nme Hewitt complète le programme avec un extrait de son premier album Bach – les quatre duos.
DETAILS
Johann Sebastian BACH (1685-1750)
Quatre duos, BWV 802-805
(Extraits du Clavierübung III)
Angela Hewitt, piano
Concerto pour clavier no. 6 en ré majeur, BWV 1057
(transcription du Concerto Brandebourgeois no. 4, BWV 1049)
Angela Hewitt, piano
Australian Chamber Orchestra sous Richard Tognetti
Concerto Brandebourgeois no. 5 en ré majeur, BWV 1050
Angela Hewitt, piano
Alison Mitchell, flûte
Australian Chamber Orchestra sous Richard Tognetti, violon solo
Concerto Brandebourgeois no. 6 en si bémol majeur, BWV 1051
Berliner Philharmoniker sous Herbert von Karajan
Antonio VIVALDI (1678-1741)
Concerto grosso no. 11 en ré mineur, RV 565
(Arr. L. Stokowski, ca. 1934)
BBC Philharmonic sous Matthias Bamert
Notre programme double «Back to Bach» continue avec les concerti 1, 2 et 3. Les deux premiers concerti au montage sont de ma collection personnelle – et un incontournable sur mon iPod – l’intégrale signée par l’orchestre de musique ancienne Orchestra of the Age of Enlightenment.
Pour le troisième concerto, je vous propose quelqe chose qui aujourd’hui semble plutôt ordinaire, mais pas le cas à la fin des années 1960…
Je pourrais écrire longuement sur la mécanique ondulatoire et du travail du mathématicien Jean-Baptiste Joseph Fourier (1768–1830). La contribution de Fourier dans la matière est son approche à l’expression de fonction sous forme d’ondes superposées – l’addition répétée d’ondes à fréquences multiples. Il y a bon nombre d’appareils qui furent conçus tôt au XXe siècle qui tenhtèrent de faire la démonstration de ces concepts.
Je n’irai pas aussi loin que de dire que le syntrhétiseur conçu et perfectionné par le Dr. Robert Moog fait uniquement usage de ces principes, mais l’alliage des séries de Fourier et de l’ordinateur analogique forment un boin modèle mental simple à comprendre si on tente d’expliquer comment un uinstrument à clavier peut être adapté afin d’offrir une pallete sonore des plus riches.
Un des adeptes du produit du Dr. Moog est lui-même un diplômé en sciences et génie, Walter Carlos (le musicien transsexué connu aujourd’hui sous le nom de Wendy Carlos).
Le travail de Mme Carlos et ses complices impliquent non seulement la technologie du Dr. Moog, mais également les tours de passe-passe du studio d’enregistrement multi-pistes. Mme Carlos, en plus d’être un génie électronique est uin musicien d’excelllent calibre, et son usage de la musique de Bach (et d’autres grands compositeurs) furent un moyen de démontrer la puissance et le potentiel de ce nouveau médium. Qui ne se souvient de Beethoven et Rossini dans la trame sonore du film l’Orange Mécanique?
Comme elle l’indique dans le commentaire vocal inséré dans le montage, le troisième concerto fut la première pièce choisie par l’équipe Carlos pour le projet « Switched-on Bach ». Eventuellement, ls six concerti seront offerts sous forme électronique par cette équipe.
En complément de programme, en plus d’une sélection de petits préludes et fugues au piano par Glenn Gould, j’offre d’autres sélections de Mme Carlos – Bach et Scarlatti.
DETAILS
Johann Sebastian BACH (1685-1750)
Courts préludes et fugues pour clavier
Fugue (ut mineur), BWV 952
Fugue (ut majeur), BWV 953
Fughetta (ut mineur), BWV 961
Praeambulum (ut majeur), BWV 924
Praeambulum (ré majeur), BWV 925
Praeambulum (ré mineur), BWV 926
Praeambulum (fa majeur), BWV 927
Praeambulum (fa majeur), BWV 928
Glenn Gould, piano
Concerto Brandebourgeois no. 1 en fa majeur, BWV 1046
Concerto Brandebourgeois no. 2 en fa majeur, BWV 1047
Orchestra of the Age of Enlightenment
Concerto Brandebourgeois no. 3 en sol majeur, BWV 1048 (Arr. W. Carlos)
Wendy Carlos, Synthétiseur Moog – suivi d’uin commentaiore en anglais par l’artiste
Jesus bleibet meine Freude (Jésus que ta joie demeure), BWV 147, no. 10 (Arr. W. Carlos)
Prélude et fugue en ut mineur, BWV 847 (Arr. W. Carlos)
Sinfonia, en ré majeur, BWV 29, no. 1 (Arr. W. Carlos)
Wendy Carlos, Synthétiseur Moog
Domenico SCARLATTI (1685-1757)
Sonates pour clavier (Arr. W. Carlos)