En cette année 2008, qui marque le 25 ième anniversaire de la mort de Bruno Maderna, l'éditeur italien Stradivarius vient de faire paraître le volume VII de cette Bruno Maderna Edition, et il est superbe:
Il s'agit d'un enregistrement sur le vif du 4 Mai 2002 au Théatre Goldoni de Venise.
Le concert comprenait 4 oeuvres:
Journal Vénitien, cantate pour ténor, bande magnétique & orchestre (1972)
Juilliard Serenade (Tempo libero II) pour orchestre de chambre & bande (1971)
Concerto pour hautbois & ensemble de chambre (1962)
Cantate de chambre Kranichsteiner pour soprano, basse & orchestre de chambre (1953)
Le Concerto pour hautbois est une des plus belles oeuvres du grand vénitien, déjà enregistré plusieurs fois: il combine une sorte de pointillisme et de clarté quasi webernienne et une grande poésie, et cette combinaison est la marque de fabrique de Maderna compositeur, si reconnaissable.
Pourtant, des trois concertos pour hautbois, celui-çi, qui est le deuxième, est aussi le plus sériel: un sérialisme qui n'a rien de militant, mais qui est utilisé pour exprimer le génie chaleureux et poétique de Bruno.
Idem pour ce Journal Vénitien, qui combine les racines de la musique vénitienne des XVII ième et XVIII ième siècles avec les sonorités de la bande magnétique pour un résultat encore une fois ingénieux, surprenant, poétique et chaleureux.
Je vais mettre le contenu de ce disque sous Simplify Media demain.
Pour terminer ce message, une question à tous les cinéphiles éminents de ces forums:
Bruno Maderna n'a que peu composé de musiques de films.
Pourtant, en 1967, la superbe musique qu'il compose est consanguine à ce film qui présente une sorte d'univers à la Reiner Werner Fassbinder, et qui permet au jeune Jean-Louis Trintignant de signer un des plus grands rôles de la première partie de sa carrière.
De quel film s'agit-il?
La question n'est pas gratuite: la musique de Bruno Maderna pour ce film a, en effet, été rééditée pour la première fois en CD l'an dernier.





Pas vu ou aucun souvenirs...

, il faudra que je vérifie, ça ne me dit rien et je crois, vu le résumé du scénario, que je m'en souviendrais.
mais si tu souhaites découvrir ce compositeur, - un des très très grands de ces dernières décennies
je peux mettre sur mon répertoire quelques-uns des morceaux que je préfère (Grande aulodia, musique de chambre etc.) ; mais plutôt demain qu'aujourd'hui, pas trop le temps pour l'instant...
) : la Symphonie n°5 de Yevgeni Glebov, un album Olympia.