Et, à propos de Bernstein, de la langue, et de la musique :
Leonard Bernstein: Young People's Concerts | Folk Music in the Concert Hall (Part 1 of 5) - YouTube[/URL]
(le son est trop bas, je n'ai pas trouvé mieux)
Ashkenazy / Philharmonia Orchestra 1980
Barbirolli / Halle Orchestra 1970
Berglund / Helsinki 1970
Bernstein / Wiener 1987
Ehrling / Stockohlm PO 1952
Horenstein / BBC Northern SO 1970
Järvi / Göteborg SO 1982
Kajanus / London SO 1932
Karajan / Berliner 1965
Koussevitzky / Boston SO 1935
Maazel / Wiener 1966
Ormandy / Philadelphia 1954
Rozhdestvensky / Moscow Radio SO 1974
Sanderling / Berlin SO 1971
Segerstam / Helsinki 2003
Vänskä / Lahti SO 1997



Et, à propos de Bernstein, de la langue, et de la musique :
Leonard Bernstein: Young People's Concerts | Folk Music in the Concert Hall (Part 1 of 5) - YouTube[/URL]
(le son est trop bas, je n'ai pas trouvé mieux)






Non, on n'a pas, ce n'était pas pour apporter de l'eau à un moulin ou à un autre, juste pour irriguer!



Si, j'objecte qu'il y a quand même une sacrée différence entre:
-d'un côté 2 paysans qui chantent de manière différente une chanson transmise par une tradition orale
-de l'autre des musiciens professionnels qui interprètent une musique dont le déroulement temporel (dont l'interprétation) a été soigneusement codifiée (partition).
A mon sens ce n'est pas comparable.![]()


Ah, je me disais!
Mais si ces musiciens professionnels partagent avec le compositeur un même idiome, pour reprendre l'expression employée par Jeff, si profondément ancré dans leur héritage culturel commun (linguistique notamment) qu'il n'a pas besoin – ou même ne peut pas car largement inconscient – être transcrit sur le papier à musique, alors est-ce que cela ne devient pas comparable?
Merci Lebewohl pour le lien vers les Young People's Concerts de Bernstein. Les conférences à Harvard mises en lien par Nico semblent avoir un propos tout différent puisque Bernstein essaye d'appliquer à la musique une théorie universelle du langage, alors que dans l'autre conférence il montre comment les particularités de l'accent tonique ou de la phonétique d'une langue nationale se reflètent dans la musique du pays considéré. Universalisme langagier d'un côté, particularisme des langues de l'autre, donc.



Certes. Mais là le "problème" est que Sibelius est un compositeur assez voire très méticuleux dans ses indications de phrasés. De fait, finlandais-speaking ou pas, il est assez difficile de se planter si on suit bien ce qui est écrit...
(d'ailleurs j'en profite pour signaler que Barbirolli et Hallé se plantent un peu dans le phrasé du début de la 2ème symphonie dispo dans la BM...)[SIZE=1]


La preuve, c'est que toutes les interprétations se ressemblent, s'pas?![]()
Bon d'accord, je suis de mauvaise foi (qu'et-ce que ça fait du bien!), bicôz tous les interprètes ne sont pas totalement respectueux de la lettre. Mais diriez-vous, cher Nico, que tous les chefs qui scrutent scrupuleusement (admirez l'allitération) la partition font la même chose?
Retour aux airs traditionnels: ça fait une bonne centaine d'annés qu'il se fabrique des bombardes alignées sur les intervalles classiques. On peut donc postuler qu'un certain nombre d'airs de tradition orale ont été notés honnêtement au moyen de l'outil classique, j'ai nommé le solgfège si chéri des écoles de musique. Pourtant, si je vous affirme que seuls les sonneurs (bretonnisme pour instrumentiste) qui ont fréquenté les vieux de la vieille approchent un style caractéristique du pays (surtout le vannetais, pour tout dire), diriez-vous que j'affirme cela uniquement pour vous embêter?![]()
J'ai parlé du vannetais: il y a un autre terroir pour lequel nous avons des interprètes convenables, c'est le Poher. Mais, à l'ouest de Carhaix, il n'y a que des chanteurs comme référence. Les sonneurs du cru furent peu nombreux et aucun musicien d'aujourd'hui ne les a entendu. La référence, ce sont donc des chanteurs que se f...de la gamme tempérée pour la plupart d'entre eux. Pourtant, nombre de sonneurs d'aujourd'hui rendent plutôt bien le style caractéristique de la danse du pays. Voilà qui démontre, cher Nico, que la notation n'est pas tout, et que l'idiome la transcende.
Enfin,c'est mon avis, et je le partage!![]()





Ni possibles, ni disponibles, à mon avis ^^








Non, bien entenduMais j'ai l'impression que le chef est réduit à un rôle d'exécutant ou de technicien qui ne peut pas changer un iota de ce qui est écrit compte tenu de la précision quasiment maniaque des indications de jeu.
Ceci dit, ce n'est pas systématique : par exemple Segerstam dans ses symphonies (qui sont superbes) a su lâcher un peu la bride au chef d'orchestre et lui accorder une assez large marge de manoeuvre. Mais pour l'instant ces oeuvres ne sont enregistrées que par lui-même, il est donc difficile d'être définitif.
Chez Xenakis par contre, il n'y a pas beaucoup de chances d'avoir des versions différentes d'une même oeuvre; il suffit de voir une partition pour s'en convaincre.


Voir les partitions tend plutôt à montrer le contraire, et entendre les œuvres en concert confirme ce fait. Je dirai même qu'il n'y a pas beaucoup de chances d'entendre deux versions proches d'une même œuvre (ce qui ne m'est jamais arrivé).
Mais Xenakis est un mauvais exemple, sa musique n'est pas du tout sur la question de l'exécution représentative de la majorité de la production contemporaine.





Certes.
Pour avoir (vainement) essayé de jouer Gmeeoorh, avec l'assistance (désespérée) de mon prof de conservatoire à l'époque, je crois que les partitions de Xenakis telles qu'elles sont écrites sont injouables, donc j'imagine que la marge de manoeuvre doit se faire au niveau des choix que fait l'interprète qui cherche à approcher l'oeuvre au plus près sans jamais pouvoir jouer exactement ce qui est écrit. C'est en tous cas le genre de problèmes auxquels on était confrontés, mais je ne suis pas un professionnel...






Béh oui Gilles, je cause que de phrasés précisément écrits: après pour tomber sur une version qui "phrase correctement", pas besoin de trouver un chef finlandais: il y a ceux qui font faire ce qui est écrit... et les autres.Après il y a tout ce qui se passe autour, qui est relativement moins précis et laissé à l’appréciation du chef et/ou des musiciens: tempo, rubato, équilibres sonores (souvent notés précisément, mais pas toujours). Voili voilà
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