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Krzysztof Penderecki
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Results 21 to 37 of 37

Thread: Krzysztof Penderecki

  1. #21
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    Quote Originally Posted by Tahar Mouslim View Post
    Les Sept Portes de Jérusalem par exemple, c'est d'une boursouflure avec laquelle j'ai du mal. J'ai lu ta description, et je pense qu'on a entendu la même chose: et ce que tu soulignes m'avait impressionné lors des deux premières écoutes, mais aujourd'hui, j'ai du mal à réécouter, car c'est lourd sur l'estomac.
    A vrai dire je ne l'ai écouté, justement, que 2 fois - et je ne serais pas étonné que m'en resservir une part de plus pour le dessert produirait le même effet que pour toi.

    Je pense qu'il y a une dégradation progressive de l'inspiration au fil des symphonies : la 2 est moins bien que la 1, la 3 moins bien que la 2 etc. J'éprouve quand même beaucoup de plaisir à écouter les 5 premières, surtout pour les mouvements lents. Mais bon on est loin de la grosse claque des premières oeuvres, ça c'est indiscutable.

    J'ai trouvé une interview très intéressante de Penderecki; j'en traduis quelques passages :

    - [à propos du Thrène] : Ca ne sonne pas comme un orchestre à cordes, mais c'est un orchestre à cordes. Mais jusqu'où peut-on aller ? Si vous faites un pas de plus vous détruisez les instruments. D'ailleurs on l'a presque fait. Je me souviens que dans les années 60 certains orchestres se mettaient en grève et refusaient de jouer ma musique, parce que j'avais inventé de nouvelles techniques, comme gratter les instruments ou s'en servir comme des percussions.

    - Après 62 j'ai écrit Fluorescences, une pièce décadente pour orchestre qui détruisait véritablement l'orchestre classique, et alors il m'est apparu clairement qu'il n'était pas possible d'aller plus loin. Je devais trouver d'autres moyens d'écrire de la musique.

    - [à propos de Bruckner] Et il est très clair que j'essaie de prolonger cette tradition, cette tradition romantique. [...] Si vous regardez la musique du XXème siècle, Shostakovich, par exemple, a fait la même chose. Il prolongeait Mahler. Ma musique, je crois, va davantage dans cette direction que dans celle de Bruckner, je dirais. Il n'y a probablement pas beaucoup de Bruckner dans ma musique, mais c'était le concept de la symphonie qui m'inspirait beaucoup, comme Shostakovich.

    - Il y a cette question que tout le monde me pose :" Pourquoi avez-vous changé ? Pourquoi n'avoir pas continué la musique écrite dans les années 50 et 60" ? Et je réponds toujours : "Parce j'ai tout dit dans cet idiome. Et je n'ai pas voulu devenir mon propre épigone"


  2. #22
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    Premières mesure du Thrène avec son système de notation spécifique:




  3. #23
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    Quote Originally Posted by Couack View Post
    [/COLOR][/I]
    - [à propos de Bruckner] Et il est très clair que j'essaie de prolonger cette tradition, cette tradition romantique. [...] Si vous regardez la musique du XXème siècle, Shostakovich, par exemple, a fait la même chose. Il prolongeait Mahler. Ma musique, je crois, va davantage dans cette direction que dans celle de Bruckner, je dirais. Il n'y a probablement pas beaucoup de Bruckner dans ma musique, mais c'était le concept de la symphonie qui m'inspirait beaucoup, comme Shostakovich.
    Ne pas devenir son propre épigone est quelque chose de très respectable: c'est probablement une des raisons pour lesquelles des gens comme George Crumb ou Bresson et Rivette au cinéma ont peu écrit.

    Cependant, je voudrais revenir sur ce qu'écrit Penderecki, lorsqu'il dit qu'il essaie d'être dans le prolongement de Bruckner.

    Sans vouloir rouvrir un fil saignant de l'ancien forum, lorsque j'écoute Nun d'Helmut Lachenmann, j'entends cette oeuvre comme puisant ses racines dans une lignée qui vient de Bruckner - Schubert et je n'ai pourtant pas la même impression de boursouflures que dans les dernières symphonies de Penderecki.

  4. #24
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    Je suis d'accord avec toi sur le côté boursouflé des dernières symphonies de Penderecki, beaucoup moins sur la filiation Bruckner/Lachenmann. A ce compte-là beaucoup de choses viennent de Bruckner; Schubert je vois encore moins.

    Mais bon, je n'aime ni Lachenmann ni Schubert, je suis donc assez mal placé pour disserter là-dessus.

  5. #25
    Merci Couack pour la présentation des symphonies. C'était très utile. J'aime beaucoup les deux concertos pour violons de Penderecki, mais je ne connais rien sur ses symphonies. Je vais m'y plonger.

    Cordialement,

    Bruno

  6. #26
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    Merci pour vos encouragements Bruno; j'en profite alors pour en remettre une couche avec l'œuvre symphonique (ou du moins ce que j'en connais)

    L'essentiel de ces pièces pour orchestre appartient à la période I, c'est donc généralement très beau - mais pas très reposant. Penderecki disait, dans l'interview citée plus haut, qu'il ne pouvait pas écrire des œuvres de plus de 10 minutes car au-delà elles étaient trop épuisantes à jouer pour les musiciens et trop dangereuses pour les instruments. Ca s'entend assez d'ailleurs.



    Outre la 3ème symphonie, ce cd contient 3 oeuvres majeures de la période I :

    Le Thrène aux Victimes d'Hiroshima (1960 - 10' ) pour cordes

    On en a déjà parlé : Une trame de cordes stridentes à l'extrême qui utilise le principe des "clusters", ces agrégats de notes collées les unes aux autres et répétant en un accord des intervalles de seconde mineures voire ici de quarts de tons, c'est à dire maximalement dissonants. Cette oeuvre sonne comme un long cri d'horreur; malgré les dissonances, son caractère spectaculaire la rend assez facile à écouter.

    Fluorescences (1961 - 22' )

    Une oeuvre de la 1ère période, qui mêle le strident et le contemplatif. Cette oeuvre démontre une science aboutie de la maîtrise des timbres
    orchestraux (chose rare chez les compositeurs atonaux), et un talent de peintre musical que Penderecki conservera après son passage à la tonalité. L'aspect expérimental est sans doute trop présent dans cette oeuvre et lui fait perdre en cohérence (trop d'idées pour une oeuvre relativement courte). Il y a incontestablement quelque-chose de fluorescent là-dedans (ne me demandez pas quoi).

    De Natura Sonoris II (1971 - 9' )

    Ascétique, mystérieux, une nappe de cordes en vibratos et en glissandi, animée de sursauts épars. Ca sonne comme une vaste plaine sous la menace d'un ciel d'orage - lequel orage finit d'ailleurs par éclater.



    Polymorphia (1961 - 11' )

    Une des plus belles réussites de la période I à mon avis : un grondement sourd suivi de sifflements de cordes; puis des pizz affolés, et comme un bruissement lointain de voix fantomatiques qui s'achève dans la panique sur un accord majeur. Très impressionnant et totalement flippant.



    Je ne saurais trop recommander ce cd EMI qui contient les principaux chefs-d'oeuvre de la période I.

    Anaklasis
    (1960 - 6' ) pour cordes & percussions

    Une oeuvre austère et brutale dans la veine de Fluorescences. Les effets dynamiques sont puissants et impressionants mais à force d'accumuler les expérimentations, les nouvelles associations instrumentales, les nouveaux effets orchestraux, il perd en cohérence et noie le poisson. Ce qui est dommage compte tenu de la force expressive qu'elle atteint par moment (et notamment au début).

    Fonogrammi (1961 - 6' ) pour flûte & orchestre

    C'est un peu son concerto pour flûte de la période I, et c'est une merveille : froissements de flûtes (la soliste qui joue même sur le bruit produit par les clefs), clavecin, cloches, toujours dans la retenue. Il émane de cette oeuvre une poésie énigmatique et angoissée. On regrette que l'oeuvre soit si courte.

    De Natura Sonoris n°1 (1966 - 7' )

    Des coups de flûtes suraîgues, un frémissement de cordes stridentes, et de violents coups de cymbales : le début de l'oeuvre est extrêmement tendu et violent. Suivent des séries de crescendos de différents groupes instrumentaux et un travail très approfondi et expressif, voire poétique, sur les trémolos de cordes. Un orage orchestral dont on en sort un peu étourdi.

    Capriccio pour violon & orchestre (1967 - 12 ')

    C'est en réalité le premier concerto pour violon de Penderecki et le seul de sa période atonale brutale. Au début on se croirait au beau milieu d'un vol d'oiseaux paniqués. La partie soliste est d'une extrême virtuosité, laissant échapper des myriades de notes furieuses sur tous les modes de jeux possibles et à une allure qui ferait passer les caprices de Paganini pour du Feldman ralenti. A la fin du concert le violon doit être bon pour la poubelle.

    Canticum Canticorum Salomonis (1973 - 16' )

    Une sorte d'évocation d'univers bizarre aux sonorités inconnues. Le choeur (fantômatique avec seulement des voix de femmes) est exploité avec parcimonie et justesse, encadré de passages orchestraux où les percussions ont la part belle: elles illuminent l'oeuvre d'une lueur étrange. C'est pas ce qu'il a fait de mieux mais c'est intéressant.

    The Dream of Jacob (1974 - 8')

    Un souffle lointain et régulier aux contrebasses, et un réveil de cordes qui s'entrelacent vivement, puis de l'orchestre tout entier qui semble s'embraser, et tout s'efface lentement dans un murmure de cordes. Une très belle oeuvre de la première période qui tranche avec les autres par son climat onirique et sans aspérités, et qui marque un premier pas vers un changement d'esthétique.



    Emanations (1958 - 8' )

    Unes de ses toutes premières oeuvres - mais très réussie ; frémissements et trémolos de cordes qui créent un climat d'extrême tension, mais sans violence, ou plutôt en violence retenue.

    Partita pour clavecin (1972 - 18' )

    L'oeuvre est basée sur un principe de saccades: pizzicati de cordes, trilles et frises entrelacées de clavecin, carillonements de cloches, etc. Le compositeur travaille ici sur la matière sonore et rejette toute forme de mélodie (même atonale). On est dans le bruissement constant et l'on n'aura pas de peine à s'imaginer au sein d'une quelconque canopée, tant les instruments évoquent les frémissements des feuilles, le piallement des oiseaux, le travail des insectes et ce genre de choses. Après un embrasement furieux de l'orchestre, l'oeuvre s'achève sur des nappes de cordes suraîgues, comme sous l'effet d'une soudaine chaleur. Magnifique.

    Et aussi ailleurs :

    Intermezzo pour 24 cordes (1973 - 7' )

    Des vagues de cordes clairsemées, des mouvements internes qui viennent agiter le magma orchestral avec de plus en plus d'intensité, et une fin très impressionnante. Très fort.

    Trois Pièces dans le style ancien (1963 - 6' )

    Penderecki s'amuse ; c'est une imitation du style baroque, pas déplaisante mais sans grand intérêt.

    Capriccio pour hautbois (1964 - 7')

    Dans l'esprit ultra-virtuose et déchaîné du capriccio pour violon, du Penderecki première période, très violent, donc bien.

    Voilà, je n'ai rien trouvé d'autre : toutes ces oeuvres sont de la première période, donc il n'y a quasiment que du bon.

  7. #27
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    Quote Originally Posted by Tahar Mouslim View Post

    - idem avec l'excellent (c'est vraiment très bien interprété) disque de musique de chambre autour des Prazak chez Praga: à part quelques belles idées dans le sextuor avec clarinette, écrit en 2000, j'ai franchement du mal à m'enthousiasmer pour les pièces solo et le trio à cordes et à retrouver cette créativité intelligente, sans concessions, de la musique de chambre des débuts.
    Personne n'a relevé ? Pour ma part, mon enthousiasme est plus grand que celui de Tahar, c'est l'un des plus beaux disques de musique de chambre contemporaine que je connaisse:


  8. #28
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    J'ai trouvé quelques vidéos intéressantes :

    Le Capriccio pour hautbois et orchestre

    YouTube - Penderecki - Capriccio per oboe e orchestra

    Le début du Thrène aux victimes d'Hiroshima - en illustration sonore de documents d'époque. Assez flippant.

    YouTube - Penderecki - Threnody for the Victims of Hiroshima

    L'une des scènes de Shining où Kubrick a utilisé la musique de Penderecki; je pense que c'est Polymorphia (j'en suis même à peu près sûr mais j'ai la flemme d'aller vérifier).

    YouTube - The Shining Krzysztof Penderecki 2 subtitulado español

    Le Capriccio pour violon ; c'est une image fixe mais la musique parle d'elle-même et c'est assez impressionnant.

    YouTube - Penderecki- Capriccio for Violin and Orchestra (1/2)

  9. #29
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    Suite du feuilleton Penderecki : aujourd'hui les concertos

    On l'a vu : les symphonies c'est plutôt période II, les pièces orchestrales plutôt période I, et maintenant les concertos c'est à nouveau période II. Il n'y a en réalité qu'un seul concerto de la période I (pour violoncelle). Je ne pense pas que les concertos soient le pan le plus essentiel de son œuvre, mais c'est pas désagréable à écouter.



    Concerto pour violoncelle n°1 (1967 - 18')

    Ultraviolent, glacé, désolé, du très grand Penderecki période 1, et son seul concerto vraiment génial. Le reste est très nettement au-dessous du niveau de celui-ci.




    Le Concerto pour violoncelle n°2 (1982 - 38' )

    Le départ avec ses lentes saccades de cordes est très sombre et angoissant, puis une très longue semi-cadence du violoncelle, très geignarde, puis un adagio glauque, un presto sinistre et martelé, bref, Penderecki nous fait encore du mauvais Shostakovich et à part un joli passage féérique à 22', rien ne rappelle le grand Penderecki. En plus ça s'étale sur 40 mns, un ennui indescriptible. Mais sur ce cd c'est couplé avec l'excellentissime concerto de Lutosławski.



    Concerto pour violon n°1 (1977 - 40' )

    On est dans une ambiance de marécage ou de campagne dévastée qui rappelle beaucoup Shostakovitch. Cette oeuvre, bien écrite et habile dans ses enchaînements,
    est séduisante par son bon goût et son achèvement formel. Pour ce qui est de l'originalité, on repassera. On a, enfin, la désagréable impression que ce (trop) long concerto a une certaine tendance à tourner en rond.



    Concerto pour violon n°2 "Métamorphoses" (1992 - 38' )

    Une longue plainte : le problème de ce concerto très sombre n'est pas tant le manque d'originalité de l'écriture que la monotonie qui s'installe à entendre s'étirer ces gémissements de violon sans fin. Au début ça va, à la fin c'est l'overdose. Par contre c'est très violonistique et ça se sent (Penderecki a une formation de violoniste à l'origine).



    Concerto pour alto (1983 - 22' )

    Le I est une longue cadence interminable sur un thème geignard qui non seulement est nul mais en plus inlassablement répété. Les chromatismes sont lourds, torturés, ça sent son Shostakovich à plein pif, et on s'ennuie à mourir pendant 22 minutes



    Concerto pour flûte (1993 - 20' )

    Même si cette oeuvre est plutôt de la seconde période de Penderecki, elle a conservé de nombreux traits distinctifs de sa période atonale aux rythmes acérés. L'oeuvre est d'ailleurs globalement atonale dans un style là aussi très post-shostakovitch (qui n'a pas écrit de concertos pour flûte du reste). C'est particulièrement net dans le IIIème mouvement, et c'est encore le reproche que l'on fera à Penderecki II: on peut toujours s'expliquer son revirement vers la tonalité (Schnittke l'a fait avec le plus grand bonheur), on lui pardonne moins d'avoir abdiqué toute originalité et d'avoir à ce point subi l'influence de Shostakovich. Ce concerto est assez représentatif de cette faiblesse, d'autant qu'il ne présente pas beaucoup de qualité spécifiques: le traitement de l'orchestre est assez banal, la flûte c'est du Shostakovitch en moins intéressant. Bref on s'ennuie un peu.

    Ceci dit on ne perdra rien à écouter ce cd qui comprend le sublimissime concerto pour flûte de Sallinen (un des plus beaux concertos pour flûte que j'aie entendu) et le non moins fascinant Toward the Sea de Takemitsu.



    Concerto pour clarinette (1992 - 24' )

    Il reste dans son climat favori de paysage de steppes froides et désolées. La longue cadence introductive n'est pas des plus convaincantes, mais les mvts lents (III et VII) en forme d'arabesque sont magnifiques. L'œuvre est solidement construite autour de thèmes distincts, on regrettera cependant que le compositeur n'y fasse pas preuve de davantage d'originalité - comme d'habitude.



    Concerto pour piano "Résurrection" (2002 - 32' )

    Globalement très conformiste. Il faut tout de même signaler un mouvement lent (le point fort de Penderecki) superbe de calme et de mystère. Sinon c'est très mouvementé. C'est dans l'ensemble assez beau, mais ça rappelle énormément Liszt. Au fond, quand Penderecki déclare qu'il ne veut pas devenir son propre épigone, peut-être voulait-il dire qu'il songeait à être l'épigone des autres.

  10. #30
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    Le Concerto pour violon n°2 par Anne-Sophie Mutter herself :

    YouTube - Penderecki: Violin Concerto No. 2 (Part 1)

    la suite :

    YouTube - Penderecki: Violin Concerto No. 2 (Part 2)

    Le Concerto pour alto (par Tabea Zimmermann avec le compositeur à la baguette) :

    YouTube - Penderecki, Concerto para Viola de Arco,Tabea Zimmermann p.1


    et la suite :

    YouTube - Penderecki, Concerto para Viola de Arco,Tabea Zimmermann p.2

  11. #31
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    C'est du sévère tout ça...

    ( et dire que Chosta n'a pas composé de concertos pour alto... J'y écouterais bien Tabea Zimmermann )

  12. #32
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    Il y a quelque chose du Stabat Mater de Dvorak dans les 7 portes de Jérusalem, du moins dans le premier mouvement. Ca fait aussi penser à Kilar. D'ailleurs, ils doivent, je pense, s'influencer réciproquement.
    C'est assez flatteur à l'oreille mais ça peut vite écoeurer.
    C'est d'autant plus surprenant qu'effectivement, la construction sonore de la 1ère symphonie relève du génie. Je l'ai écoutée deux fois de suite cet après-midi.

  13. #33
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    Il m'arrive parfois, mais en toute innocence (), de vouloir me faire peur (je suis plutôt "bon public" ).

    J'ai en effet revu l'autre jour, au moyen d'un lecteur "Blu-ray" récemment acquis (images ultrafines garanties), l'un des trois films offerts à choix et "en cadeau" à tout acheteur de l'appareil : un certain film "culte" de Stanley Kubrick que je connaissais bien pour l'avoir présenté moi-même il y a presque exactement dix ans (octobre 2001) dans le cadre d'un petit ciné-club local aujourd'hui défunt.

    Ce qui m'a conduit à réécouter certaines des oeuvres de Krzysztof Penderecki figurant sur le double album que j'avais montré aux posts 3 et 12 de ce fil (elles remontent à la première période du compositeur, souvent qualifiée de "radicale"). Et j'ai été interloqué de lire sur la brochure (je ne m'en souvenais plus du tout) que Le Rêve de Jacob avait été composé "en l'honneur du Jubilé d'argent du prince Rainier III de Monaco" et donné "en première audition le 14 août 1974 par l'Orchestre National de l'Opéra dirigé par Stanislaw Skrowaczewski".

    Comment diable les têtes couronnées et autres personnes "people" qui sans doute assistaient à ce concert de gala ont-elles bien pu réagir en découvrant une musique en elle-même aussi dérangeante, aussi terrifiante ?

    Ça reste pour moi un mystère ( )...

    Quoi qu'il en soit, voici cette oeuvre, mise ce mois-ci sur Youtube :

    08 - The Dream Of Jacob (Matrix 5, 1994) - Krzysztof Penderecki - YouTube[/URL]

    Quant à Kubrick, voici l'usage qu'il en a fait dans l'une des scènes "choc" de son film, superposant au son original (mais était-ce bien nécessaire ?), avec le concours de Wendy Carlos, l'enregistrement d'un battement de coeur et de divers bruits sinistres :

    The Shining (1980) - bathtub scene - YouTube[/URL]


    Jacques

  14. #34
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    J'ai omis de préciser (citation incomplète) que c'était à Monte-Carlo, à l'opéra de cette ville, qu'avait eu lieu en 1974 la première du Rêve de Jacob.

    Cela dit, une idée stupide mais tenace m'est entrée dans la tête () : remplacez par un homme, dans la scène de Kubrick, la femme sortant nue de la baignoire et par une femme l'homme entrant habillé dans la chambre 237 de l' "Hôtel Overlook" (fiction du film), et ça donne une hypothèse de plus concernant ce qui s'est peut-être passé en mai dernier dans la chambre 2806 de l'Hôtel Sofitel de New York (... ).

    Jacques (qui tâchera d'être plus sérieux la prochaine fois)

  15. #35
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    Quote Originally Posted by Jacques View Post
    J'ai omis de préciser (citation incomplète) que c'était à Monte-Carlo, à l'opéra de cette ville, qu'avait eu lieu en 1974 la première du Rêve de Jacob.

    Cela dit, une idée stupide mais tenace m'est entrée dans la tête () : remplacez par un homme, dans la scène de Kubrick, la femme sortant nue de la baignoire et par une femme l'homme entrant habillé dans la chambre 237 de l' "Hôtel Overlook" (fiction du film), et ça donne une hypothèse de plus concernant ce qui s'est peut-être passé en mai dernier dans la chambre 2806 de l'Hôtel Sofitel de New York (... ).

    Jacques (qui tâchera d'être plus sérieux la prochaine fois)
    Intéressante hypothèse ! Il faudra alors trouver autre chose que du Penderecki pour accompagner la scène

  16. #36
    Quote Originally Posted by Couack View Post
    Intéressante hypothèse ! Il faudra alors trouver autre chose que du Penderecki pour accompagner la scène
    Ca, j'aime

  17. #37
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    Une autre musique ? Sans aucun doute .

    Mais laquelle ? Le mieux, sur ce point, serait peut-être d'interroger le principal intéressé lui-même (). Car non seulement c'est un grand amateur de femmes, mais il apprécie aussi beaucoup et connaît bien la musique classique, paraît-il ().

    Mon hypothèse saugrenue [= "tout cela n'était que pure hallucination"] ne le flatte guère, cependant (cf. la scène à partir de 3:35 ). Et l'oeil courroucé, il la balayerait "vite fait" d'un simple revers de main.

    Jacques

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