Merci, merci.
Non, parce qu'il m'agace, tonton Liszt, avec ses oeuvres orchestrales.
Pourtant, j'ai jadis adoré "Les préludes".
ZZ TEMPLATEIDLIST SOURCE templateidlist_len=29705 FORUMHOME_assoc=5412 FORUMDISPLAY_assoc=5406



Merci, merci.
Non, parce qu'il m'agace, tonton Liszt, avec ses oeuvres orchestrales.
Pourtant, j'ai jadis adoré "Les préludes".



Si si, mais à deux pianos. Gilles montre une intégrale de la musique pour piano seul.







Concernant les influences Wagner-Liszt, je crois qu'à Bayreuth, la famille Wagner, si l'on en croit l'arrière-petit-fils contestataire Gottfried, méprisait profondément l'arrière grand-père Liszt pour les raisons avancées par Jyduc plus haut: il pompait tout à son gendre génialissime incontesté extraordinaire de tous les temps de la galaxie intersidérale.
Comme ledit Gottfried était contestataire jusqu'au bout, il a rallié ceux qui se sont proposés de réhabiliter l'aïeul pour une raison simple: le romantisme n'est pas réductible à Wagner et il en existe un libre, original, en dehors des systèmes qui vaut le coup de décovrir.
Je crois par ailleurs que Liszt est vraiment le compositeur européen par excellence: il connaissait tout le monde de Berlioz donc, à Albeniz qui était venu le voir sur ses vieux jours (ceux de Liszt hein, pas d'Isaac). Voyageur infatiguable, médiateur dans la querelle Berlioz/Wagner...bref on connait l'histoire.
Ceci dit, j'avoue moi aussi mon ignorance crasse vis-à-vis de la musique de Liszt.![]()



"Concernant les influences Wagner-Liszt, je crois qu'à Bayreuth, la famille Wagner, si l'on en croit l'arrière-petit-fils contestataire Gottfried, méprisait profondément l'arrière grand-père Liszt pour les raisons avancées par Jyduc plus haut: il pompait tout à son gendre génialissime incontesté extraordinaire de tous les temps de la galaxie intersidérale."
Ah, c'est malin !



Personnellement je penche plutôt pour une grande influence de la musique de Liszt sur celle de Wagner: je conseille de lire ce texte, qui démontre que des coins entiers de La Walkyrie et de Siegfried reprennent allègrement des trouvailles harmonico-mélodiques que Liszt a développées dans sa Faust-Symphonie...
![]()



Surtout que c'est l'accord de Tristan qui est pompé à Liszt... et non l'inverse.
Edit: ah bon, Nico prend les choses en main, tant mieux.![]()



Tout le monde sait bien que Wagner était un gros blaireau, et c'est justement la raison pour laquelle j'apprécie sa musique.



Le but n'est évidemment pas de dire que Wagner est un gros blaireau (dîtes donc, ce forum prend des tournures très animalières: une vache, une truite, un cochon tout à l'heure, un blaireau maintenant... jusqu'où ira thon?) mais de tenter de rétablir une certaine "vérité". Non, Liszt ne pompait pas tout sur Wagner, et Wagner ne pompait pas tout sur Liszt. Il a juste mis à profit -à raison!- des trouvailles de celui-ci!





Il paraît que Wieland Wagner s'endormait aux concerts quand Liszt était joué. Pas grave, mais il s'en vantait. Et ça, ce n'est pas très sympa.
Tout était mis en oeuvre chez les Wagner pour faire de l'aïeul un pauvre type, le mal d'origine nécessaire mais dont on se serait bien passé.
J'essaierai de trouver des passages de Gottfried W à ce propos...pour ceux qui aiment la petite histoire.
Pour les influences de Liszt sur Wagner et des considérations plus musicales, il y a l'article transmis par nico.



Voilà, c'est exactement ce qui m'a frappé, et je trouve ça aussi très net avec la Dante Symphonie.
Si l'on résume : Liszt a influencé directement Ravel, Debussy (et donc tous les "impressionnistes"), Scriabine et Wagner. Pas mal. Probablement aussi Rachmaninov mais ça semble moins net que chez Scriabine.
Par contre il n'a pas influencé Brahms ni Johann Strauss.



Pas si sûr pour Brahms: on rapporte qu'il travaillait volontiers la sonate en si... discrètement, car il en disait du mal en public. Certains opus 116, dans les nouveautés techniques, pourraient porter le sceau de cette influence, certes lointaine: mais on est en tous cas parfois très, très éloigné du style schumannien "amplifié" d'avant.
Johann Strauss, certes, mais Richard, il me parait hautement probable qu'il ait été influencé par les symphonies de Liszt, et encore plus les poèmes: pas tant dans la forme, sur laquelle il avait ses propres idées au clair, que sur l'écriture orchestrale qui confine au délire total pour l'époque (Ce qu'on entend sur la Montagne, Orfeo, Mazeppa, Die Ideale...).
Avant Mahler et Strauss, et même en prenant en compte la Tétralogie, je ne vois guère que Tchaikovsky qui s'en soit approché, et encore, uniquement dans Manfred.
De ce point de vue, la filiation avec Berlioz est d'autant plus défendable, sinon que (désolé) chez Berlioz l'inventivité dans le maniement de l'orchestre ne me parait que rarement en phase avec une originalité expressive de même niveau.



La sonate en si, tiens, parlons-en !
Les principaux thèmes de la Tétralogie du beau-fiston y sont ébauchés.
Et le beau Franz se serait laissé dépouiller par le vilain Richard ?
Pas glop du tout.
Je crois que Wagner a surtout été une machine à améliorer certains thèmes qu'il avait entendus ou lus ici ou là, jugeant ses "confrères" tellement inférieurs à son propre talent.
Exemple : le leitmotiv représentant la forge, je l'ai entendu chez Schubert et Schumann.



Allez... comme il est mort il y a cent trente et un ans, un petit rappel, puisque si ça se trouve c'est l'oeuvre de lui que je préfère (presque)
https://www.youtube.com/watch?v=tmq5JBpFf9w






ah?
plus profond oui, mais meilleur?
(bon j'aime bien la 2e Rhapsodie hongroise, aussi, j'avoue)
Ahem...