C'est exact, Gilles. Il l'appréciait beaucoup comme homme et comme musicien (si si).
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C'est exact, Gilles. Il l'appréciait beaucoup comme homme et comme musicien (si si).






J'avais ouvert une discussion sur l'ancien forum à propos du concerto de Britten, il faudra le refaire alors!
ps; on va se battre auprès de Richard à la prochaine version publiée...![]()



Ce serait une bonne idée; de mon point de vue totalement subjectif j'aurais tendance à dire que c'est le plus beau concerto pour violon que j'aie jamais entendu, tous genres et toutes époques confondues. Mais s'il y a un compositeur pour qui j'éprouve une admiration quasi-religieuse entre tous, c'est bien lui.
Je crois qu'on est encore hors-sujet...



On pourra maintenant trouver ces oeuvres dans un copieux coffret de 8 disques dans la Collectors Edition, très mal distribué en France et qui regroupe entre autres tous les enregistrements d'Abbado y compris Wozzeck, ainsi que la Lulu de Boulez, lieder par DFD, von Otter, Suite lyrique et quatuor par les Lassalle, Concerto de chambre par Boulez etc...
thierry![]()



<< Alfredo, je crois que je connais le disque dont vous parlez, s'il s'agit de ce cd édité dans chez DG dans la collection XXth Century Classics il y a une quinzaine d'années : il y avait aussi la Lulu Suite et les 3 Pièces pour orchestre, toutes des oeuvres géniales. Je crois que vous aimerez le concerto pour violon de Schoenberg.
Schoenberg jouait paraît-il au tennis avec Gershwin (je l'ai lu dans la lamentable biographie de Leibowitz). >>
Il s'agit bien de ce disque DG (qui été réédité dans la collection "the originals") et que je trouve exceptionnellement réussi.
Je suis rassuré que vous trouviez "lamentable " la biographie de Leibowitz, car elle a beaucoup contribué à me rendre Schoenberg antipathique.



Ce qui explique vos réactions un peu énergiques quant aux textes de Schönberg que je citais lors d'une discussion épique récente?![]()



Merci à tous pour vos chaleureux messages et les choses incroyables (nouvelles musiques à écouter, détails intéressants de toute nature) que je découvre de minute en minute sur ce fil. J'en ai presque le tournis.
Avant d'aller dormir, et là je sens que je vais en choquer plus d'un : je sais à peu près tout sur George Gershwin (mais ne le répétez pas, car c'est un sujet sur lequel je n'oserais jamais créer un fil).
Je vous balance quand même cette photo...
... où l'on voit George faire le portrait d'Arnold Schoenberg. Tous deux avaient d'évidents talents de peintre, mais Arnold ne fit jamais le portrait de George.
J'ai aussi une lettre (bien sûr en reproduction) écrite en 1928 par Ravel à Nadia Boulanger pour lui demander de prendre George comme élève, en plus de Roy Harris et d'Aaron Copland. Et je vous assure que ça vaut vraiment le détour.
Méditez sur cette photo avant d'aller dormir, en vous rappelant que tout est relatif ("it's all relative").
Allez ! Bonne nuit et merci à tous.
Jacques



Merci pour cette superbe photo.
Non, tout n'est pas relatif. Gershwin est un très bon compositeur, ce n'est pas relatif. Moins "nécessaire" qu'un Schönberg, peut-être. Mais Schönberg savait manifestement distinguer entre les deux.



Bonjour!
Debussy nous a fait dévier de Villa-Lobos, et c'est maintenant Schoenberg et son "pote" Gershwin qui pourraient nous faire prendre la tangente à nouveau. Marrant, non?
Theo, je vous remercie et suis ravi de ce que vous dites. J'ai pensé à une chose... Pourquoi ne créeriez-vous pas, bien sûr si vous en avez le temps et l'envie, un fil sur Arnold Schoenberg ? Vous auriez sans aucun doute encore beaucoup de choses à nous apprendre sur lui. A moi en particulier, qui connais mieux sa "période Mahler" (Verklärte Nacht, Gurrelieder, Pelleas und Melisande, Erwartung, etc.) et bien sûr Pierrot lunaire que ce qui est venu après. Je signale que Darius Milhaud, en "pionnier", a fait jouer Schoenberg à Paris, et Ernest Ansermet en a fait de même à Zurich.
De mon côté, je crois bien que je vais quand même me risquer dans Gershwin. On verra ce que ça donne... C'est un cas "limite" dans l'histoire de la musique, une sorte de pont entre la variété et le jazz d'une part, et la musique classique d'autre part (à laquelle il s'est beaucoup intéressé, certes un peu "naïvement" mais cherchant à tout connaître), il a eu une influence indéniable sur des compositeurs européens comme Ravel, et même des gens aussi sérieux que Toscanini s'y sont frottés (d'autres chefs ou pianistes prestigieux l'ont fait plus tard, avec davantage de conviction). J'ai par exemple 4 versions complètes de son opéra Porgy and Bess (Lorin Maazel, Simon Rattle, John DeMain, John Mauceri -- ça fait moins que ce que vous savez
, mais c'est déjà pas mal), et lors du "centenaire" (1998), en provenance notamment des Etats-Unis, j'ai acquis un tas d'enregistrements assez surprenants, comme cette avant-première à la radio de Porgy and Bess en juillet 1935, où Gershwin lui-même joue au piano en chantant (car le choeur n'était pas là
son fameux Jasbo Brown Blues.
Mais je verrai. En attendant, voici la lettre de Ravel à Nadia Boulanger (à propos de Gershwin), suivie d'une autre que Gerswhin a adressée à "Mademoiselle" également (il y parle de Ravel), toutes deux de 1928 :
Jacques



Bonjour à tous.
Lors de son arrivée à Los Angeles, Schoenberg se balladait toujours avec un étui à violon - et on le voyait jamais jouer du violon. On lui demanda un jour la raison de cette habitude. Il ouvrit l'étui, en sortit des balles de pong-pong et deux raquettes et expliqua:
"On ne sait jamais quand on va trouver une table libre".
Il disputait des parties acharnées avec Gershwin, parties arbitrées par Oscar Levant.
C'est du moins ce que racontent les mémoires de......... Harpo Marx![]()
![]()
(j'ai parfois des sources fiables mais peu à-mêmes d'impressionner dans les diners en ville)
J'y ajoute la grande question: Schoenberg a-t-il joué au tennis ou au ping-pong avec Debussy?
mah


ça alors ! je pars jouer dans mon club de ping à 12h, mais il n'est pas inscrit l'Arnold ...
je précise que dans notre club, on a deux joueurs qui sont juste à la porte "niveau national" (40) et qu'on a les deux meilleures petites filles de Paris en ping !!



Je divague (erre) à nouveau, mais j'ai une petite anecdote assez "marrante" à raconter sur "Mademoiselle" (Nadia Boulanger).
Elle avait une sacrée personnalité et un caractère pour le moins bien trempé. On s'agenouillait devant elle au sens figuré (voyez les lettres ci-dessus, lisez ce que lui écrivait Copland, etc.) comme au sens propre (Leonard Bernstein, qui était assez démonstratif).
Maurice Ravel, un soir à la fin d'une réunion, est parti sans dire au revoir à Raoul Pugno, un pianiste qui était l'ami et "protecteur" de Nadia. Or, rien que pour cela, elle s'est permise de "faire la gueule" à Ravel pendant des années. Alors que le pauvre (et génial) Maurice était simplement un être assez timide et parfois très distrait, qui ne l'avait vraiment pas fait exprès
.
La simple idée d'avoir pu rencontrer Ravel un jour, si j'avais vécu à cette époque, me fait déjà rêver... Alors me permettre de lui "faire la gueule", vous imaginez
...
Jacques


Pour ceux qui trouvent Debussy "tiédasse", et les autres, je voudrais parler d'une oeuvre que j'aime énormément et qu'on peut entendre sur mon Simplify media, En blanc et noir, pour deux pianos, (jouée peut-être de manière trop impulsive par Argerich).
Ces trois pièces écrites en 1915 et contemporaines des 12 études et des sonates sont représentatives de la dernière manière de Debussy et veulent d’après lui « tirer leur couleur, leur émotion, du simple piano, tels les gris de Vélasquez ».
Chaque mouvement porte en exergue une citation :
1.Avec emportement
« Qui reste à sa place
Et ne danse pas
De quelque disgrâce
Fait l’aveu tout bas »
(J.Barbier & M.Carré,Roméo et Juliette)
2. Lent. Sombre
« Prince, porté soit des serfs Eolus
En la forest ou domine Glaucus.
Ou privé soit de paix et d’espérance
Car digne n’est de posséder vertus
Qui mal vouldroit au royaume de France »
(F.Villon, Ballade contre les ennemis de la France)
3. Scherzando
« Yver, vous n’estes qu’un vilain…. »
(Charles d’Orléans)
La guerre est évoquée dans le mouvement central, écrit à la mémoire du neveu de Jacques Durand, l’éditeur de Debussy, tué en 1915. Cette pièce, « la plus trouvée des trois » disait Debussy montre son haine de la guerre.
Cela débute de manière fantomatique et désolée, on entend d’étranges bribes de chansons, des appels lointains, quelque chose de faussement serein, ténu et émouvant à la fois. Puis les échos de la bataille se font plus présents, le rythme s'accélère, un choral de Luther lourd et dissonant qui symbolise l’ennemi, lutte avec un air joyeux presqu'effronté.
" Vers la fin, écrit Debussy, un modeste carillon sonne une pré-Marseillaise ".
Dans les deux autres pages, c’est l’agitation de la vie qui domine, malgré quelques ombres inquiétantes, comme cette alerte martelée au milieu du Scherzo-valse de la première, ou les ruptures incessantes de la troisième dont la fin reste impalpable et énigmatique.



Mah70, je doute fort que Debussy ait jamais joué au tennis avec Schoenberg. Et d'ailleurs, "Claude de France" pratiquait-il ce sport ? Je n'ai jamais rien lu à ce sujet, mais je crois qu'il préférait se promener dans les bois avec sa fille "Chouchou", alors que sa santé était déjà très mauvaise (cf. la photo ci-dessous). La pauvre fille, dont le vrai prénom était Claude Emma et qui était aussi intelligente et sensible que son père, mais pas particulièrement douée pour le piano (elle jouait correctement juste une ou deux petites pièces faciles du "Children's Corner"), est morte seulement un an après son père, à l'âge de 14 ans.
Au sens propre (mais pas au sens "figuré", je veux dire sa musique et je le maintiens "mordicus"), Debussy était très timide et réservé aussi, donc pas particulièrement accessible. Pour l'approcher, ou au moins obtenir une lettre de lui avec sa signature, il fallait avoir recours à des "ruses" comme celle utilisée par le jeune Francis Poulenc vers 1916-17.
Jacques


Je me suis farci plein de piano / Debussy hier en jouant au skip bo, cette fois, j'ai gagné les trois parties, bon, Debussy c'est terminé pour cette année. Faut pas m'en vouloir
Je file retrouver Schönberg au ping pong, je le reconnaîtrais à son étui à violon et à son revers magique ...



Formidable, Chiarina! Je savais bien que, Alfredo et moi, nous n'étions pas si seuls après tout.
Je vais bientôt aller écouter ça sur SM.
Jacques



Mais quand donc cesseront toutes ces "provocations"? C'est stupéfiant qu'on puisse dire "se farcir", alors que moi je me "délecte"...
S'il vous reste quand même 45 minutes au cours des sept mois qui viennent, Dominique, daignez quand même encore écouter les "Etudes" pour piano (j'en ai joué quelques-unes, les moins difficiles techniquement). Comment peut-on passer à côté d'une chose pareille ?
Et si vous trouvez le disque Pollini où ce chef-d'oeuvre est couplé avec la Sonate de Berg, autre chef-d'oeuvre, ce serait parfait. Vous pourriez aussi essayer la version, étonnamment "virile" elle aussi, de la mozartienne Uchida Mitsuko, un must de la collection "Great Recordings" chez Philips.
Jacques![]()





C'est ce que je disais en aparté à ma Marquise hier (je parle l'aparté couramment), sans doute que Momo lui souffle un peu dans les vestibules au père Debussy (comme il a fait avec Chopin)...
Mais que voulez-vous, Debussy ne joue pas au ping pong lui ...![]()