Il faut préciser toutefois que les trois volumes enregistrés par Ashley Wass ne constituent pas une intégrale. Je pense qu'il en va de même de ce coffret.
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Il faut préciser toutefois que les trois volumes enregistrés par Ashley Wass ne constituent pas une intégrale. Je pense qu'il en va de même de ce coffret.



En effet puisque ce coffret ne propose pas les oeuvres pour 2 pianos ! Quant à Ashley Wass aux volume I, II et III il faut rajouter les deux volumes proposant les 4 sonates pour pianos ainsi que celui pour deux pianos ! ça nous fait 6 disques ! On doit bien bordailler l'intégral je pense !![]()


Pas exactement. Les deux volumes comportant les quatre sonates sont les deux premiers, et les œuvres pour deux pianos (avec l'excellent Martin Roscoe) figurent dans un quatrième volume. Il faudrait un cinquième disque pour boucler une intégrale.
Après cela, n'allez pas me dire que je suis un "intégraliste" maniaque, car je le sais déjà!
À noter que le plus récent disque d'Ashley Wass est consacré, sauf erreur, aux œuvres pour piano et orchestre de Bax, qui comptent au nombre de ses chefs-d'œuvre.



Tiens je me rends compte que je m'étais arrêté au volume III dans mon descriptif-fleuve de l'intégrale Chandos...
L'oeuvre pour piano de Bax, je n'ai vraiment pas trouvé ça génial : hormis une pièce intitulée Dream in Exile de 1916 et une autre de 1920 intitulée The Hill Tune, le reste m'a semblé sans finesse et profondément soporifique. La version que j'en connais est l'intégrale Naxos en 4 cd, c'est peut-être aussi l'interprétation sans nuance d'Ashley Wass qui est en cause, mais j'en doute.

















Dans The Books of Elements, j'avoue avoir préféré les trois premiers livres aux deux derniers.
Il y a un grand nombre de pianistes-compositeurs britanniques magnifiquement doués, à commencer par Michael Finnissy (English Country-Tunes, Verdi Transcriptions, A History of Photography in Sound, pour ne citer que quelques œuvres, monumentales il est vrai).
Parmi les interprètes de Finnissy, on compte Ian Pace, Nicolas Hodges (qui a enregistré les œuvres de Birwistle dont parle Tahar), Philip Howard, ou encore - un des plus extraordinaires pianistes de sa génération - Jonathan Powell.
N'oublions pas l'Écosse, avec Ronald Stevenson par exemple.
Et il me semble qu'un certain Sorabji était de nationalité britannique, malgré qu'il en eût...





tout le monde
Puisqu'on parle de l'Écosse voici un album que je viens justement de commander mais que je n'ai pas encore reçu :
... où l'on trouve en effet plusieurs pièces pour piano de R. Stevenson (South Uist Folksong Suite, A Wheeb Tunes for Beirns tae Spiel et Three Scottish Ballads), quelques autres de Bantock ainsi que d'autres interprétations de compositeurs moins connus (de moi, en tout cas).
Sans parler de l'admirable album Raising Sparks de MacMillan, qui contient notamment une magnifique sonate pour piano !



Je prends note de tous ces conseils d'écoute; hormis MacMillan et Birtwistle je ne connais aucun des compositeurs mentionnés. Et encore, je n'ai jamais entendu le piano de Birtwistle...






Voici ce disque, récemment paru chez Naxos et très bien accueilli par la presse (cf., en particulier, ce qui en est dit ici, par un critique de MusicWeb International) :
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Pour piano et orchestre, Bax a composé deux oeuvres de grande envergure, "romantico-impressionnistes" et "quasi épiques", qui durent chacune environ 45 minutes : Symphonic Variations (1917/1919) et Winter Legends (1929). Elles comptent en effet parmi ses chefs-d'oeuvre, la première ayant été inspirée au compositeur par sa passion pour la belle pianiste Harriet Cohen ().
Pour la même formation, Bax a aussi composé quelques pièces plus courtes et de moindre intérêt, comme Saga Fragment (1933 -- qui n'est autre qu'une orchestration de son Piano Quartet en un mouvement datant de 1922), Morning Song [Maytime in Sussex] (1947) et Concertante for Piano [Left Hand] and Orchestra (1949). Sur les circonstances de la composition de cette dernière oeuvre, qui est loin d'avoir le souffle des Variations et des Legends, le site des "butineuses" signale avec humour ce qui suit : "De dimensions plus modestes, la Concertante pour piano (main gauche) de 1949 fut également écrite pour Harriet, dont la main droite avait été blessée après qu’elle eut appris que Bax ne l’épouserait pas : bien que son épouse détestée venait de mourir, il avait promis à une autre maîtresse (inconnue de Harriet, qui fit un foin du diable lors d’une séance d’enregistrement avec Bax et orchestre) qu’il ne se marierait plus jamais, à qui que ce soit. Pas rancunier, le compositeur offrit donc un demi-concerto à son épouse de la main gauche blessée par sa faute…" ()
Cela dit, toutes ces oeuvres ont fait l'objet sous le label Chandos, entre 1987 et 1999, de très bons enregistrements par la pianiste Margaret Fingerhut et des orchestres dirigés par les regrettés Bryden Thomson et Vernon Handley. A leur sortie, ces disques se présentaient ainsi (je les possède sous cette forme) :
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Vu le succès obtenu par son premier disque Bax avec orchestre, Ashley Wass enregistrera probablement aussi Winter Legends (le reste, à mon avis, a moins d'importance).
S'agissant de l'enregistrement des Symphonic Variations, je rappelle pour l'anecdote que Wass et Fingerhut ont eu, au début des années soixante-dix, une devancière aujourd'hui célèbre : à ma connaissance, c'est le seul disque authentique qu'ait réalisé l'inénarrable pianiste (devenue faussaire par la suite, à l'initiative de son mari) Joyce Hatto... Elle jouait sous la direction de Vernon Handley, et il paraît que le résultat fut "honorable, mais sans plus"...
Jacques






Bonjour Thierry.
Je suis entièrement d'accord avec vos remarques.
Au sujet de la liaison tumultueuse entre Arnold Bax et Harriet Cohen (le compositeur étant marié et père de famille, le scandale a dû être "retentissant" dans l'Angleterre encore très puritaine de leur époque), j'en profite pour préciser que cette dernière était en fait bien plus célèbre que Bax lui-même. A tel point que des compositeurs aussi divers que Ralph Vaughan Williams, Ernest Bloch et Béla Bartók, entre autres, ont composé de la musique exprès pour elle ou en son honneur
. Cela ressort notamment de certains passages que lui consacre un article de Wikipedia (en anglais), que je reproduis ci-dessous :
"(...) She became particularly associated with contemporary British music, giving the world premiere of Ralph Vaughan William's Piano Concerto (which was written for her) and recording Edward Elgar's Piano Quintet with the Stratton Quartet under the composer's supervision. A number of composers wrote music specifically for her, including John Ireland, Béla Bartók, Ernest Bloch and E.J. Moeran, and particularly Sir Arnold Bax (Cohen's lover) who wrote most of his piano pieces for her. This includes the music for David Lean's 1948 film version of Oliver Twist. He also composed Concertino for Left Hand for her after she lost the use of her right hand in 1948.
The last six pieces in the collection Mikrokosmos (known as Six Dances in Bulgarian Rhythms), by Béla Bartók, are dedicated to her.
(...) Cohen's influence went well beyond that of a musician. She became strongly associated in the 1930s with publicising the plight of German and Austrian Jews and even played a concert with the scientist Albert Einstein in 1934 to raise funds to bring Jewish scientists out of Germany. She became close friends with Eleanor Roosevelt and Ramsey MacDonald as well as the first president of Israel, Chaim Weizmann .
Cohen was also close friends with many leading figures of the time. These included not only musicians such as Vaughan Williams, Elgar and Walton but also novelists such as George Bernard Shaw, H.G. Wells and D.H. Lawrence as well as politicians or entrepreneurs such as Max Beaverbrook and Leslie Viscount Runciman. Cohen became one of the most talked-about and photographed musicians of her day (...)".
Dans une brochure jointe à un CD, je viens aussi de retrouver une double photographie prise en 1948 (c'était peu avant la violente scène de jalousie que j'ai signalée) où apparaissent Harriet Cohen [53 ans] et Arnold Bax [65 ans] à l'époque où ce dernier composait la musique du film Oliver Twist de David Lean (il y a une partie de piano dans cette partition, au demeurant assez peu "baxienne"). Comme ce document me paraît assez rare, je me permets de le montrer aussi :
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Jacques

J'ai découvert Spring Fire hier soir et j'ai trouvé cette oeuvre sublime... au moins pour les deux premier tiers, le tintamarre final m'a semblé moins inspiré et tournant rapidement à vide. Les deux premiers mouvements, à la fois mystérieux, impressionnistes et extatiques sont envoûtants. Du très grand art, une orgie orchestrale permanente et de quoi me réconcilier avec ce compositeur. Je comprends mieux les comparaisons Marx/Bax que j'ai déjà lues sous la plume de certains critiques. Le troisième mouvement est certainement plus "banal" mais fort beau. Comme Couack il m'a aussi fait penser à Delius (que je ne trouve pas kitsch) Au niveau de l'interprétation j'ai trouvé Bryden Thomson excellent. Un vrai régal !

En ce moment je redécouvre Bax avec bonheur et j'aurais bien voulu connaître votre cycle préféré concernant les 7 symphonies.
Je pense que si je suis longtemps resté éloigné de ces oeuvres c'est en partie à cause des disques Naxos. Non pas que ça soit mal interprété par Lloyd-Jones, loin de là, c'est même mieux structuré et plus construit "symphoniquement" que Bryden Thomson, mais il y a une certaine froideur dans ces enregistrements - peut-être accentuée par la prise de son très nette et pas réverbérée comme les Chandos - disons une neutralité, qui ne me semble pas de mise ici. Bryden Thomson à l'inverse est passionné, chaleureux et coloré, mais il désarticule peut-être un peu trop les mouvements en accentuant leur côté rhapsodique. Vernon Handley, lui, fait de l'anti-Thomson : tempi plus rapides, la structure symphonique est particulièrement mise en valeur, mais ça se paye en retour par un sentiment de "marche forcée" : il livre de ces oeuvre une grande interprétation mais il ne laisse pas assez respirer son orchestre, on a l'impression qu'il veut toujours aller de l'avant.
Dans tel mouvement, tel passage particulier, je peux préférer l'un ou l'autre de ces chefs, mais dans l'ensemble mon coeur penche pour Bryden Thomson.



As-tu essayé Leppard chez Lyrita ?
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Bonjour Couack(et joyeux Noël !)
Non je ne connais pas cet enregistrement Fredman/Leppard pour la 2 et la 5. Je ne me suis intéressé pour l'instant qu'aux cycles "complets".
C'est une recommandation ou une demaine d'information ?