
Originally Posted by
Alfredo
<< De la même manière, on a du mal à comprendre et entendre l'oeuvre de jean Barraqué, si on n'entend pas que c'est celle d'un jeune homme destiné à la prètrise devenu un athé féroce, parce que c'est à la fois la seule solution possible, mais aussi pour l'être humain Jean Barraqué une solution qui ne le satisfait pas.>>
Je rappelle que dès le tout début de ce fil, j'ai pris la défense de l'être humain Jean Barraqué et de la profonde sincérité de sa démarche créatrice, contre ceux qui le classaient un peu trop rapidement dans les compositeurs de "musique moche".
Je crois simplement qu'avec une oeuvre comme sa sonate pour piano (on n'a pas le même problème avec "le temps restitué", par exemple) on dépasse largement la limite de perception et de compréhension auditive du mélomane moyen.
Je conteste fortement le: "il me semble qu'il suffit d'écouter sa musique, au delà du premier degré des notes, pour s'en rendre compte." car demander au mélomane lambda simplement de dépasser le premier degré des notes dans la sonate pour piano, c'est déjà lui demander un exploit auditif et intellectuel impossible.
La démarche de barraqué, clairement définie par la citation de philippe Barraqué au début de ce fil, me fait penser à celle du héros de la nouvelle "Le chef d'oeuvre inconnu" de Balzac". A quoi bon faire un chef d'oeuvre qui sera totalement incompréhensible pour le commun des mortels, (hormi quelques rares initiés)?