Même si elles n'émanent pas de critiques professionnels mais, en principe, de "simples amateur éclairés", les appréciations figurant sur certains sites de vente par correspondance sont parfois très révélatrices et utiles à connaître. Or, à propos d'une parution russe toute récente (Melodiya), l'intégrale des Symphonies de Sibelius enregistrée entre 1969 et 1974 par Gennady Rozhdestvensky et l'Orchestre Symphonique de la Radio de Moscou, on peut lire notamment ceci (il y a sept avis, tous enthousiastes, mais je me borne à citer celui qui m'a semblé le plus frappant) :
"Vingt ans que j'attends cette réédition des vinyles ! Un Indispensable, 30 mai 2010
Je me permets d'en parler avant qu'il ne sorte, car je l'ai trouvé en Russie sous un autre label il y a 2 ans déjà, couplé au célébrissime concerto avec Oïstrakh ... Si j'en parle avec flamme, c'est pour vous le conseiller vivement, ABSOLUMENT, comme je recommande les Chostakovitch et les Prokofiev du même chef, car ils sont à des années-lumière du bon son pour du beau son tel qu'on le cultive un peu trop et de plus en plus chez nous, où tout doit être lisse, pastellisé et où rien ne doit dépasser. Avec le Rozhdestvensky des années 60-70, rien n'est lisse et tout dépasse, frotte, hurle, crisse, les pupitres sont sous pression de la première à la dernière note et sont chauffés à blanc quand le chef est dans son répertoire.
Confort d'écoute ? Huile dans les rouages ? Cordes soyeuses et cuivres veloutés ? Legato somptueux ? Niet ! Niet ! Niet ! Ce Sibelius déferle en vents contraires, de toutes ses forces, les crescendi sont fulgurants sur toute leur longueur (car Rozhdestvensky ne presse jamais le mouvement); les climats, si importants dans cette musique, sont la plupart du temps oppressants, abrupts, rudes, farouches, toujours au plus près du texte; vision de chef, d'un vrai, totalement engagé dans le rendu très personnel de son approche (ce qui sera encore le cas 10-15 ans plus tard dans son intégrale Chostakovitch, à ce jour encore unique dans sa violence et sa crudité); sonorités d'un orchestre (la Radio-Télévision de l'URSS) typiquement russe (cordes râpeuses et cuivres hallucinés) comme on n'en fait plus, ces interprétations ont 40 ans et pas une ride. L'extraordinaire éloquence de la direction du chef moscovite, la densité et le souffle épique de ses Sibelius laissent pantois ! Toutes les 7 sont uniques, mais sa 5e l'est peut-être un tout petit peu plus que les autres ... Historique ... Indispensable ... Et bon pour la légende."
En fait, annoncé sur ce site comme disponible à partir du 25 août prochain, ce triple album était déjà en vente chez un disquaire lausannois :
Je l'ai donc acheté jeudi dernier, et j'ai constaté très vite que l'appréciation reproduite ci-dessus n'avait rien d'exagéré : pour moi, c'est tout simplement fabuleux, épique, irrésistible![]()
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Je me demande seulement pourquoi il a fallu attendre si longtemps pour que de telles merveilles, reportées sur des CD's dont la qualité sonore me paraît aussi remarquable, pour le moins, que celle de la récente réédition des Symphonies de Chostakovitch par Kondrachine (même label), soient enfin disponibles sous cette forme dans nos régions...
Mais mieux vaut tard que jamais.
Jacques


...
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).
je sais c'est mal ...) et n'ayant plus de platine vinyle (ou alors c'est moi qui ne suis pas suffisamment perméable à Sibelius ...) hé bien disons que pour moi la nouvelle est du plus haut intérêt 

, et surtout ma grande déception fut Barbirolli !
Vanska, ça manque de punch et son 3e mvt de la 4e et si leeeeeeeeeeeeeennnnnnnnnnnt !


. Un musicien dénué de toute personnalité aurait-il le pouvoir de déranger à ce point? Voila qui pose le problème le plus épineux, me semble-t-il, s'agissant d'art: ne sont-ce pas les artistes qui sont le plus à même de reconnaître un des leurs? Force est d'admettre qu'un artiste authentique peut avoir une faculté d'appréhension (sérieusement) limitée...
