Pour le 80ème anniversaire de la naissance de Glenn Gould (1932-1982), le label Sony, comme il fallait s'y attendre, n'a pas manqué de republier sous de nouveaux atours et en les regroupant différemment tous les enregistrements qu'il avait de ce singulier pianiste.
La "Glenn Gould Edition" de naguère s'est ainsi muée en "Glenn Gould Collection", répartie sur une vingtaine de nouveaux coffrets vendus à petit prix et contenant chacun de deux à six disques.
Comme les enregistrements Gould abondent dans ma collection, cette nouvelle floraison, à première vue, ne me concernait guère. Ses Beethoven manquaient toutefois à l'appel et je ne les avais entendus que très partiellement, une fois ou l'autre à la radio. Je me suis donc laissé tenter par ce coffret, qui réunit toutes les sonates pour piano de LvB enregistrées par le prodige canadien entre 1956 et 1979 (ce qui fait cinq disques en stéréo et un - celui des Sonates 30 à 32 - en mono) :
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Dans un tel répertoire, Gould n'est peut-être pas à mettre entre toutes les oreilles, notamment celles des débutants. Par comparaison avec d'autres pianistes (j'ai les intégrales Kempff, Barenboim, Brendel, Ciccolini, Kovacevich et Kuerti, sans compter de nombreux enregistrements moins complets), il faut en tout cas être prêt à entendre quelque chose de très... spécial (). Intéressante mais uniquement en anglais, la petite brochure jointe au coffret nous y prépare d'ailleurs fort bien puisque l'un de ses chapitres s'intitule carrément : "Deliberate Sabotage" !
Et en effet, dès la Sonate No 1 en fa mineur Op. 2/1, Gould fredonne et chantonne allégrement, il dissèque et harpège certains accords de façon pour le moins insolite, il est vraiment très lent dans les passages lents et va vraiment très vite dans les passages rapides (etc.), comme aucun autre pianiste n'oserait se le permettre ().
Cela dit, Beethoven par un aussi génial excentrique, c'est loin d'être négligeable. Et si l'auditeur est ouvert à une telle approche, ce peut même être par moments jubilatoire(j'avoue pour ma part avoir toujours eu un faible pour Gould et adorer l'entendre, sauf peut-être dans les sonates de Mozart).
Mais comme le dit Arthur Conan Doyle au début de l'une de ses nouvelles, "c'est affaire personnelle".
Je n'en dirai donc pas davantage sur ce coffret, si ce n'est qu'il correspond parfaitement à ce que j'en attendais et que je suis très content de l'avoir acheté.
Jacques
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). Intéressante mais uniquement en anglais, la petite brochure jointe au coffret nous y prépare d'ailleurs fort bien puisque l'un de ses chapitres s'intitule carrément : "Deliberate Sabotage" !
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(j'avoue pour ma part avoir toujours eu un faible pour Gould et adorer l'entendre, sauf peut-être dans les sonates de Mozart).


